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5 questions sur l’arrêt du tabac

5 questions sur l’arrêt du tabac
Suite à la 6ème édition du #MoisSansTabac qui s'est déroulé en novembre et qui a compté plus de 72 000 inscrits.

Nous vous proposons un entretien croisé avec le professeur Bertrand Dautzenberg, tabacologue à l’institut Arthur Vernes (et défenseur de la vape) & Stéphanie Ladel, addictologue.

Cigarette électronique & sevrage

Pour stopper sa consommation de tabac, la cigarette électronique est de plus en plus utilisée. D’après le professeur Dautzenberg, il s’agit du " moyen le plus utilisé en France, et qui fonctionne ".

De plus, la cigarette électronique n’est qu’une étape, " il y a aujourd’hui autant de vapoteurs que d’ex-vapoteurs : On ne fume pas la cigarette électronique toute sa vie ".

Mais son usage doit être encadré, " il faut qu’elle soit bien prise. Pour obtenir le bon dosage. Il est conseillé de s’adresser à un spécialiste ou d’aller dans une boutique pour obtenir de vrais conseils. "

Stéphanie Ladel estime que vapoter est mieux que fumer, sauf s’il s’agit d’un démarrage et à la condition qu’il s’agisse d’une porte de sortie du tabac.

D’après Santé Publique France, en 2020, 37,4% de la tranche d’âge 18-75 ans ont déjà expérimenté la cigarette électronique. Ils sont 5,4% à en posséder une (et 4,3% déclarent l’utiliser quotidiennement).

Prise de poids & sevrage

C’est une peur, partagée par de nombreux candidats à l’arrêt. Mais il ne s’agit pas d’une fatalité.

Comme l’explique le professeur Dautzenberg, " ceux qui arrêtent en luttant et en souffrant en prennent [du poids] : L’arrêt doit se faire en douceur et calmement, sans frustration. Avec une substitution adaptée, il n’y a pas de prise de poids. "

Il s’agit bien d’une idée reçue, confirme Madame Ladel. " En substituant bien le manque de nicotine, le stress n’est pas provoqué, et on ne se réfugie pas dans la nourriture. "

Cependant, fumer coupe l’appétit. Il y a donc une possibilité que l’on retrouve une sensation de faim dont on avait plus l’habitude. Mais il s’agit d’une faim normale (et non pas d’un appétit d’ogre).

Un fumeur voit également ses sens du goût et de l’odorat moins prononcés.

Lors de l’arrêt, il est probable de renouer avec des saveurs et donc de prendre plus de plaisir à manger.

Combien de temps ?

Le facteur temps est également un frein pour de nombreux candidats, qui seraient découragés par le temps nécessaire. Cela ne devrait pas.

Pour le professeur Dautzenberg, " l’arrêt peut prendre une semaine à quinze jours ! ".

Avec un accompagnement, l’arrêt peut durer deux semaines, sans difficultés, surenchérit Stéphanie Ladel. En précisant qu’un traitement de substitution peut être mis en place pour l’addiction à la nicotine.

Quant à elle, la dépendance se termine " en trois mois ", d’après le professeur Dautzenberg. Qui précise qu’un fumeur " qui a arrêté n’est pas un non-fumeur, mais un ex-fumeur, jamais à l’abri d’une rechute ".

A quel moment ?

Les fumeurs tendent à différer leur arrêt (en ce moment, au boulot, ça ne va pas… Je commence ce nouveau job, et on verra après… Les fêtes approchent, je vais replonger…).

Pour le professeur Dautzenberg, " c’est demain matin le bon moment ! " En effet, un fumeur n’est pas coupable.

Mais victime d’une addiction. Il suffit juste de décider de se débarrasser de cette addiction.

Le mois sans tabac est un moyen d’accès, par la visibilité et la disponibilité des spécialistes et les conseils d’ex-fumeurs.

Stéphanie Ladel souhaite lutter contre cette idée reçue, qui veut que l’arrêt du tabac se fasse dans le malheur et la souffrance. Ce chemin peut être plus facile que ce que l’on croit, avec les substituts.

Diminuer sa consommation de tabac ?

Arrêter ou diminuer ?

Pour les spécialistes, la réduction est utile si elle s’inscrit dans une démarche d’arrêt.

Diminuer sa consommation sans apport de nicotine n’apporte que souffrance et ne présente pas d'intérêt, assure le professeur Dautzenberg.

Autre point, souligné par S. Ladel : Pour compenser le manque, certains fumeurs vont adopter des comportements à risques, comme tirer plus sur leur cigarette. Cela est encore plus nocif.

L’addictologue prévient également la dépendance augmente avec chaque cigarette.

Le risque 0 pour la santé n’existe qu’à 0 cigarette fumée.

offre le petit fumeur
voopoo
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