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Quand Philip Morris finance Interpol

Quand Philip Morris finance Interpol
Il n’y a, apparement, rien en commun est l’industrie du tabac et une coopération policière internationale. Or, convention et chèques (entre Philip Morris International et Interpol) ont été découverts. Des questions aux réponses difficiles à trouver se posent.

" Vous avez appelé la police ? Ne quittez pas… "

Avant de s’interroger sur les points communs entre police et tabac, une petite présentation…

Interpol, basé à Lyon, est une entité de police judiciaire internationale. C’est une initiative française (l’idée originale fut émise par Edmond Locard, professeur de médecine légale à Lyon) qui date du début du XXème siècle. Une naissance aux multiples rebondissements, en lien direct avec l’Histoire.

Depuis 1971, Interpol est reconnue comme organisation intergouvernementale par l’ONU, et compte 195 États membres.

Mais que fait Interpol ? Elle croise des bases de données, et émet des " notices ", de différentes couleurs :

- Rouges pour les personnes recherchées.
- Jaunes pour les personnes disparues.
- Noires pour les identifications de personnes décédées.
- Bleues pour appeler des informations en rapport avec des enquêtes.
- Vertes pour prévenir sur " des individus représentant une menace pour la sécurité publique ".

Interpol traverse actuellement un scandale (parmi tant d’autres qui ont émaillé son histoire), en rapport avec la nomination de son futur directeur, par voie électorale.

Éthiquement, le favori est considéré comme contestable. Ce qui pose question, c’est le financement.

On pourrait penser qu’une telle organisation doit avoir un budget conséquent. Or, avec 136 millions d’euros (995 employés, pour 19 bases de données et la gestion de 66 000 notices) sur l’année 2020, Interpol apparaît comme relativement pauvre.

Les États participants rechignant à mettre la main au portefeuille, l’organisation s’est tournée vers des grandes entreprises. Ce qui n’est pas sans poser des questions d’ordre éthique…

Et Philip Morris la dedans ?

En 2011, Philip Morris arrive avec un chèque de 15 millions, pour former les agents de l’organisation et contribuer à la lutte contre la contrebande de cigarettes.

Sur le papier, cela à l’air d’un arrangement gagnant-gagnant… Mais se pose une question d’éthique : L’industrie du tabac est suspectée de faire pression sur les gouvernements afin de pouvoir continuer à vendre une substance dangereuse.

Est-il acceptable qu’une organisation de coopération policière soit financée de cette façon ?

Une question juridique se pose également : Quid des conflits d’intérêts ? Une plainte, déposée à Genève en 2020, a permis de mettre à jour un trafic international de tabac, impliquant de nombreux industriels du tabac.

Aujourd’hui, cette plainte est toujours en cours d’instruction.

Or, en 2012, l’ONU a ratifié une convention cadre. Portant sur la lutte contre le tabagisme ! A cette interpellation, Interpol s’est dite " très étonnée ".

Mais le partenariat a quand même été mené jusqu’en 2015 (son terme officiel).
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