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Selon France Vapotage, il faut que les professionnels et les pouvoirs publics trouvent des solutions pour contrôler l'âge en ligne comme en boutique

Selon France Vapotage, il faut que les professionnels et les pouvoirs publics trouvent des solutions pour contrôler l'âge en ligne comme en boutique
Le Figaro revient sur le phénomène Puff avec un titre alarmiste : « Nouvelle star des bureaux de tabac, la cigarette électronique jetable fait trembler le marché de la vape ». En voici quelques extraits.

Depuis janvier, ce nouveau segment tire le marché de la vape, estimé à 2,8 millions d’utilisateurs et 832 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021 (à 80 % réalisé par les systèmes ouverts et à 20% par les systèmes fermés). Certains estiment qu’il pèse déjà 10 % du marché.

Chez les buralistes qui en proposent, les ventes de produits de la vape flambent de 20 à 30 % au premier trimestre.

Si le marché des cigarettes électroniques jetables compte une multitude de marques (Puff Mi, Geek Bar, Halo…), il a décollé sous l’impulsion de WPuff, arrivé parmi les premiers fin 2021, et X-Bar. Les deux marques appartiennent à des entreprises françaises, Liquideo pour WPuff, French Lab pour X-Bar.

Leur succès est tel qu’elles peinent à fournir les points de vente. X-Bar, qui indique avoir vendu « plusieurs millions » de produits dans quinze pays, revendique 60 % du marché français de l’e-cig jetable. WPuff n’a pas souhaité répondre aux questions du Figaro.

Ces marchés sont aussi distribués via les « vape shops » et chez certains discounters, tel GiFi. Certains magasins de l’enseigne en proposent en libre-service au rayon confiserie – une pratique interdite pour des produits à base de nicotine.

La puff a surtout pris des parts de marché aux systèmes fermés, segment dominé par les cigarettiers. Elles ont aussi séduit de nouveaux consommateurs grâce à leur prix unitaire accessible (7 euros pièce, contre 20 euros pour un kit de système fermé et deux pods).

« Nous avons attiré ceux qui étaient déçus par leur expérience de l’e-cigarette », assure Olivier Sarfati, à la tête de French Lab.

La puff est aussi devenu un phénomène auprès des ados. Facile d’utilisation, peu chère (au moins à l’unité) et au format mini, elle séduit de nombreux jeunes pour lesquels c’est souvent le premier contact avec la nicotine. Leur design aux couleurs acidulées, leurs arômes (ice-cream coco, marshmallow…) prêtent à confusion (…)

X-Bar et WPuff sont pourtant présents sur les réseaux sociaux. « Sur notre page Instagram, nous nous limitons aux spécificités des produits », assure Olivier Sarfati.

Mais les influenceurs en font la promo sur TikTok. « Ils en parlent, car c’est un produit qui fait le buzz » rétorque Olivier Sarfati, « il nous arrive, lors de lancements, d’envoyer des produits à des influenceurs pour les faire connaître ».

La vente aux mineurs embarrasse les acteurs. « Nous n’avons pas la maîtrise de la distribution », répond le patron d’X-Bar.

Les buralistes accusés de fermer les yeux sur l’âge des clients soulignent l’accent mis sur l’éthique dans leur formation. « Certains bureaux de tabac situés près d’établissements scolaires ont préféré ne pas référencer de cigarettes électroniques jetables », assure Philippe Coy, président de la Confédération des buralistes.

Certains vantent pourtant l’arrivée de nouveaux produits sur leurs pages Facebook. « L’irruption de ces acteurs nous oblige à un regain de vigilance », estime Philippe Coy.

Et de renvoyer l’État à ses responsabilités : « il faut plus de rigueur dans l’application de la réglementation, qu’il s’agisse des contrôles dans les points de vente, y compris chez les hard-discounters, du packaging ou du marketing associé ».

« Il faut avancer sur une réglementation adaptée à la vape et élaborer ensemble (professionnels et pouvoirs publics) les outils, en ligne comme en magasin, pour contrôler l’âge des utilisateurs », renchérit Vincent Durieux, président de France Vapotage, qui représente les acteurs de la vape.

Chez les buralistes comme chez les fabricants, l’amertume domine. Après dix ans passés à structurer le marché, ils redoutent l’impact de la puff sur l’image du secteur.

Celle-ci avait souffert suite au scandale de la cigarette électronique aux États-Unis fin 2019. « Il faut éviter les amalgames » rappelle Vincent Durieux, « le vapotage aide des millions de personnes à sortir du tabac ».
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