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Il y a du rififi au Haut Conseil de la Santé Publique

Il y a du rififi au Haut Conseil de la Santé Publique
Comme tu le sais, de plus en plus de voix s'élèvent contre les organismes qui sont "sensés" veiller sur notre santé !

Il y a peu de temps, c'est au sein de l'OMS que des démissions faisaient grand bruit, avec des accusations sur les membres à la solde des lobbies !

Aujourd'hui, c'est au sein du HAUT CONSEIL DE LA SANTE PUBLIQUE que ça grince des dents !
Il y a du rififi au Haut Conseil de la Santé Publique
Sur le site de « Le quotidien du médecin », le Pr François Alla revient sur les raisons de sa démission du Haut Conseil de la Santé Publique. Une éclairante analyse des processus qui mène aux décisions et avis pris par cet organisme.

Le professeur Alla considère que le « Haut conseil » ne dispose pas des moyens suffisants pour mener à bien ses missions. Et juge que les expertises des scientifiques du HCSP sont dévoyées par les politiques.

Le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a été créé par la loi du 9 août 2004 relative à la politique de santé publique et mis en place en 2007.

Il coordonne notamment l’élaboration des réflexions prospectives sur les questions de santé publique, les contributions du Haut Conseil à l’élaboration, au suivi annuel et à l’évaluation pluriannuelle de la stratégie nationale de santé et à la conception et à l’évaluation des stratégies de promotion de la santé, de prévention et de sécurité sanitaire, y compris dans leur dimension économique au regard des ressources qu’elles mobilisent et des bénéfices qui en sont attendus pour la santé publique.

Il coordonne également les travaux relatifs à l’identification des besoins d’information sur l’évolution de l’état de santé de la population, ainsi que sur les inégalités de santé et leurs déterminants.

Le HCSP effectue donc un travail de synthèse de la littérature qui lui permet de formuler des recommandations pour la prise en charge des fumeurs, les politiques publiques, l’information de la population et la recherche.

François Alla est professeur de santé publique à l’université de Bordeaux. Il y est directeur adjoint de l’Isped et responsable de l’équipe « méthodes pour la recherche interventionnelle en santé des populations ».

Il est praticien hospitalier et chef du service de soutien méthodologique et d’innovation en prévention au CHU de Bordeaux. Il est auteur ou coauteur de plus de 300 articles, livres, chapitres de livres et rapports.

Ses principaux axes de recherche et d’expertise portent sur les politiques, les interventions et les organisations de santé, en particulier dans les champs de la prévention et la promotion de la santé.

Ex vice-président de la commission « maladies chroniques » du HCSP, il a piloté le groupe de travail « Bénéfices-risques de la cigarette électronique » : actualisation de l’avis du 22 février 2016.

Le professeur Alla a donc démissionné du HCSP, comme l’actait le journal officiel en date du 5 janvier.

Mais quelles sont les raisons de cette décision ?

Une démission très motivée

Il y a du rififi au Haut Conseil de la Santé Publique
Extraits de l’interview du Pr Alla, donnée au Quotidien du médecin ayant pour titre : « J’ai démissionné du Haut Conseil de la Santé Publique car les experts n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire »

Le Quotidien : Pourquoi avez-vous démissionné du Haut conseil de la santé publique ?

Pr François Alla : Je voulais tout d’abord dégager du temps pour remplir ma nouvelle mission à la présidence de la Conférence régionale de santé et de l’autonomie (CRSA) de Nouvelle-Aquitaine. Mais j’ai également démissionné parce que les experts du HCSP et les agences (HAS, Santé publique France, etc.) n’ont pas joué leur rôle durant la crise sanitaire.

Celui-ci consiste à élaborer de l’aide à la décision, y compris quand elle ne va pas dans le sens du décideur ! Or, cette aide à la décision s’est transformée en service après-vente de décisions qui étaient déjà prises en amont. […]

On assiste aujourd’hui à un processus de décrédibilisassion de toute voix discordante. C’est devenu très dur pour un expert de dire : « Je ne suis pas tout à fait d’accord avec les politiques ».

Car on risque de nous faire entrer dans le camp des complotistes. Il est par exemple devenu difficile d’émettre le moindre doute sur la politique de vaccination. Les gens sont tétanisés, ils ont peur de passer pour des antivax ou des complotistes.

Le Quotidien : D’autres raisons vous ont-elles poussé à démissionner ?

Pr François Alla : Le HCSP manque cruellement de moyens. À titre d’exemple, j’ai piloté un avis complexe, relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique, publié en novembre dernier.

6 000 articles sont sortis ces dernières années sur le sujet, j’ai dû me charger moi-même de la revue de la littérature, le soir et le week- end !

Pire, pour nous accompagner, nous avons un seul chargé de projet salarié du Haut conseil, mais il est mobilisé sur dix avis à la fois… On ne peut pas s’appuyer uniquement sur du bénévolat sur des sujets aussi complexes qui nécessitent de faire la revue de la littérature, des entretiens, de rédiger, de communiquer sur l’avis. […]

Je pense aussi que le HCSP doit se donner les moyens au niveau de la prévention et de la promotion de la santé.

Le Haut Conseil de la Santé Publique et la vape

Voilà qui est fort perturbant, car cette mise à jour de l’avis – relatif aux bénéfices-risques de la cigarette électronique – publié début janvier 2022 et qui actualise son avis du 22 février 2016, souligne que les connaissances fondées sur les preuves sont insuffisantes pour proposer les cigarettes électroniques comme aides au sevrage tabagique dans la prise en charge des fumeurs par les professionnels de santé.

Ainsi, les professionnels de santé qui accompagnent un fumeur dans une démarche de sevrage tabagique, se doivent d’utiliser des traitements médicamenteux ou non, ayant prouvé leur efficacité. »

« Concernant les jeunes, la relation entre initiation à la vape et initiation au tabac est documentée par des études de cohortes. L’objectif de retarder l’initiation et l’usage des cigarettes électroniques chez les adolescents non consommateurs de tabac relève ainsi du principe de précaution. »

Très loin des recommandations de 2016 qui stipulaient : « Informer, sans en faire publicité, les professionnels de santé et les fumeurs que la cigarette électronique est une aide à l’arrêt du tabac ; et un mode de réduction des risques du tabac en usage exclusif. »

Alors que pensez de cette volte-face du Haut Conseil de la Santé Publique… Un manque de moyen, de temps… ou une volonté politique ?

Dans l’attente de la future TPD après l’annulation pour cause de Covid 19 de la précédente qui aurait dû avoir lieu en 2021, de la nouvelle discussion sur les accises du tabac prévue en 2022 qui risque de toucher les produits de la vape : Ces décisions à propos de la cigarette électronique prisent sans tenir compte des études scientifiques récentes, sans argumentation, sans analyse des résultats obtenus par des pays ayant fait un choix différent, risquent de n’être pas très judicieuses, voire contre-productive pour la lutte contre le tabagisme, si ce n’est une volonté politique de complaire à l’OMS et à sa croisade anti-vape.

Il est donc légitime de s’interroger : Quel politique a fait la demande au HCSP et pourquoi ?

On a bien une petite idée… Mais bon…

A suivre !
offre le petit fumeur
upends
voopoo
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