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Selon la Fivape, la France peut devenir le leader que les anti-tabac attendent

Selon la Fivape, la France peut devenir le leader que les anti-tabac attendent
Avec le Mois sans Tabac, et à l’approche de la présidence de l’Union européenne, la France doit défendre son leadership dans cette filière selon Jean Moiroud, président de la Fédération Interprofessionnelle de la Vape (FIVAPE) dans La Tribune.

Apparue il y a 20 ans, la vape est une innovation majeure pour la santé publique, qui a bouleversé l'histoire de la lutte anti-tabac par sa simplicité : Un aérosol contenant - ou non - de la nicotine.

Il n'y a ni tabac ni combustion, source principale des risques cancérigènes, cardio-vasculaires et respiratoires des produits à fumer.

La vape est un outil de substitution efficace pour le fumeur car elle associe nicotine et gestuelle : elle comble le besoin physiologique tout en assurant aux vapoteurs une réduction des risques de plus de 95% par rapport au tabac fumé.

Depuis son arrivée, elle a permis à plus d'un million de fumeurs français de sortir du tabac, dont la moitié a aussi arrêté la vape par la suite.

Pourtant, bien que les chiffres témoignent de son efficacité et de sa relative innocuité, une partie trop importante des fumeurs pense qu’elle est plus dangereuse que la cigarette, les détournant ainsi d’une porte de sortie du tabac.

Cette croyance totalement erronée, alimentée par des polémiques américaines transposées à tort à la France, contredit pourtant les faits : Le vapotage est aujourd’hui le second recours choisi par les Français souhaitant se sevrer du tabac, devant les substituts nicotiniques, mais derrière les tentatives sans aide, qui ont pourtant beaucoup moins de chance de réussite.

Comme pour toutes les innovations, a fortiori dans le domaine sanitaire, succès et incidences sont aussi le résultat de leur bon encadrement.

Les Américains ont d’abord peu encadré la vape, puis appliqué des restrictions et prohibitions sans dialoguer avec les parties concernées, créant un environnement instable et propice à des dynamiques vicieuses.

Cette diabolisation a généré ses effets pervers, malgré des résultats initiaux très positifs sur la prévalence tabagique américaine, la consommation de cigarettes ayant été divisée par deux chez les jeunes.

L’approche européenne, et en particulier française, a préféré un encadrement raisonné du produit, suffisamment souple pour être efficace dans la stratégie d’arrêt des fumeurs, mais assez contraignant pour éviter toute dérive ou danger pour le consommateur.

Le Royaume-Uni, lui, a adopté la politique la plus proactive : Information du grand public dans les médias nationaux afin de lutter contre les croyances erronées, inclusion pleine et entière des cigarettes électroniques dans les protocoles d’arrêt du tabac, possibilité de vapoter dans la plupart des lieux publics ou encore obligation de transparence financière des organisations qui interviennent sur le vapotage.

Par cette approche pragmatique de santé publique, le nombre de fumeurs britanniques a diminué d’un quart en moins de 10 ans.

Mais avec le Brexit, la vape a perdu l’un de ses plus grands défenseurs au sein de l’Union Européenne. Qu’à cela ne tienne !

La France dispose d’une opportunité historique de devenir le nouveau leader de la lutte anti-tabac dans l’UE : Elle a le devoir de s’en saisir.

Construite historiquement par des militants anti-tabac et d'anciens fumeurs sortis du tabac grâce à la vape, en opposition totale aux pratiques du secteur de la cigarette traditionnelle, la filière de la vape française constitue une exception mondiale.

Parce qu’elle est indépendante de l’industrie du tabac dans sa très grande majorité, la filière française est à l’origine des principales normes volontaires sur les produits du vapotage dès 2015.

C’est ce qui lui permet de travailler au quotidien et en toute transparence avec les acteurs de santé publique et de réduction des risques.

Elle a créé plus de 13 000 emplois directs et indirects sur l’ensemble du territoire, et représente un secteur allant de l’agriculture au petit commerce en passant par l’industrie et les laboratoires, pour environ 1 milliard d’euros de chiffre d’affaire.

À ce titre, la filière de la vape française, moderne et résolument responsable, dispose d’atouts incomparables pour servir d’exemple et constitue une arme redoutable pour faire de la France le leader que les anti-tabac européens attendent.

À l’heure où différentes menaces pèsent sur la survie de la filière de la vape indépendante – projet de directive européenne de taxation des e-liquides, potentielle interdiction des arômes et pression constante des majors de la cigarette pour prendre la main sur ce secteur en France –, les pouvoirs publics français doivent se saisir pleinement de ce sujet.

En ce moment même, le Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) révise son avis « bénéfices / risques » sur les produits du vapotage.

Cette évaluation sera cruciale car elle servira de référence à l’élaboration de la politique nationale de lutte contre le tabac et participera à définir la position du Gouvernement français dans les négociations européennes à venir.

« La prochaine présidence française du Conseil de l’Union européenne est une opportunité. Ne laissons pas passer l’occasion de placer notre pays en position de leader de ce combat ».
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