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Histoires d'un arrêt du tabac - Un nuage de bonheur malgré des difficultés

Histoires d'un arrêt du tabac - Un nuage de bonheur malgré des difficultés
Nicolas 31 ans Servian (34)

Valras le 15 août 2014 21h :

Je suis chez ma mère, pour une soirée avant de rejoindre notre nouveau logement, j’éteins ma dernière cigarette pour tenir ma promesse d’arrêter de fumer dans l’attente de mon premier enfant.

Dès le lendemain, je vais commencer ma nouvelle et belle histoire avec la vape.

Mais comment en suis-je arrivé là ?

J’ai 16 ans, et après un parcours scolaire un peu difficile, j’intègre un CFA hôtellerie pour suivre un CAP de cuisinier. Me voilà projeté dans un monde d'adultes, costumes et pauses clopes. Pendant une pause on me propose une clope, je me dis pourquoi pas ?

Je prends la Winfield bleu que l’on me tend et je la fume sans m’arrêter.

Les pauses s’enchainent, les clopes aussi, je me retrouve à m’acheter vite un paquet en offrant à mon tour par convivialité…

Mes petits émoluments d’apprenti couplés à mon hébergement chez ma maman, m’amènent à consommer mes cinq tiges quotidiennes mais pour le moment cachées.

Au bout de deux ou trois mois, me voilà accro et j’atteins le paquet par jour.

Après six mois, et de nombreuses questions esquivées suite à des indices trouvés (un briquet par ci, une odeur par là…), j’annonce à ma mère à la fin d’un repas, que, comme elle, je fume.

Elle n’approuve pas mais ne se sentant pas vraiment légitime, elle n’insiste pas. Nous fumerons dorénavant de concert.

En deuxième année de CAP, par soucis d’économie, je me mets aux tubées, ma maman y étant déjà. A moi les séances de remplissage de tubes par du tabac en pot acheté (d’abord ce sera du Fleurs de Pays, puis très vite du Winston), rythmées du clic clac de la petite machine dont le fonctionnement est rapidement assimilé.

Les clopes déjà toutes faites seront gardées pour travailler, mais à la maison ce sera le règne absolu des tubées. Je suis arrivé à cette période à 25 fumées chaque jour.

Un beau jour, me sentant avoir pris un coup de vieux en faisant du sport après cette année et demi enfumée, j'ai décidé sur un coup de tête d’arrêter de fumer.

Me disant que ce sera facile vu que je fume depuis pas si longtemps, je me décide d’acheter en pharmacie des Nicorettes à mâcher.

Ferme et décidé, je me mâche mes cinq à six par jour, prenant garde à la posologie à ne pas dépasser, sans toucher une tueuse. Quand je me décide, je le fais !

Je tiens un jour, puis un deuxième, je n’ai pas de manque de nicotine mais j’ai la bouche bien en feu.

Et le troisième jour, fier comme Artaban, je m’octroie une clope au moment du café pour me récompenser !

Le geste me manque, ma mère fume toujours dans mon environnement et je me dis qu’une ne va pas me réembarquer.

Et de là patatras ! Un deuxième café appelle une deuxième cigarette, et c’est l’escalade en quelques jours vers les vingt-cinq retrouvées…

C’est la couillonade de la personne au régime qui, trop vite, s’autorise un repas alors que trop peu de kilos envolés.

Une fois mon diplôme en poche, et des recherches infructueuses dans mon domaine, je trouve un emploi comme manœuvre auprès d’un entrepreneur qui va bien me faire trimer.

J’ai 18 ans passés, l’impression d’avoir décroché le Graal avec un CDI, je vais bosser de 7h à 21h sans quasiment jamais m’arrêter pour manger.

En effet, cet olibrius sans conscience que je trouvais sympa au début, me fait venir dès l’aube et poireauter jusqu’à neuf ou dix heures, n’arrivant pas à se lever… Du coup il faut rattraper son retard le reste du jour passant.

Moi, grand naïf, je n’osais pas rentrer, alors que je vivais à cinq cent mètres, quand lapin était posé de peur de me faire engueuler s’il ne me trouvait une fois levé. Et chaque jour cela recommençait toujours dans l’espoir de sa ponctualité.

De plus, comme il était grand fumeur, non seulement je m’épuisais de trop travailler mais je m’encrassais encore plus d’une trentaine inhalée tous les jours.

Après un an et demi à ce rythme infernal sans même d’heures sup dûment payées, je décide de me casser. Je vais jusqu’au bout de mon erreur en démissionnant sans rien récupérer.

Après quelque temps à galérer, je trouve un restau pour la saison. Je démarre en juin et je quitterai l’établissement fin septembre avec une démarche aux prud'hommes car à nouveau arnaqué.

Cette fois, c’est un escroc qui ne me paie carrément pas de tout mon contrat !

Alors, je prends un avocat et un an après, pendant lequel je vivoterai de mes économies, j’apprends que j’ai gagné ! J’étais vraiment sur le cul !

J’ai vingt ans et j’ai l’impression d’avoir gagné au loto.

Je vais profiter tranquillement et rencontrer une petite d’un village de l’Aude sur un site de rencontre. On enchaîne les fêtes de village, je continue à trente clopes et je ne me soucie plus d’arrêter.

Notre histoire s’arrête au bout de six mois, la belle famille ne nous a pas vraiment rapprochés.

Juste après, je trouve une formation de laveur de voitures prêtes à être vendues chez une connaissance qui tient un garage. Pour compléter mes maigres 500€ de salaire, je fais des « extras » le week-end avec mon premier patron du bâtiment. Il n’a pas changé mais cela ne me pèse pas car ce n’est que ponctuellement.

Six mois après, je rencontre ma compagne actuelle et cette fois, j’ai décroché le gros lot.

Ça marche si bien qu’un mois après, nous décidons de tout quitter et de rallier Nîmes pour y aménager. Je suis redescendu à vingt-cinq clopes par jour, ça ne bougera pas jusqu’à la fin. Finies les tubées, ce sera des Elixir, les plus économiques des toutes faites.

Mon pécule a fondu comme neige au soleil, quelques cadeaux à mes proches et la vie de château à nos débuts avec ma belle dulcinée.

Elle cherche du boulot et j'enchaîne les formations d’accès à l’emploi et de recherches.

Ma conso ne baisse pas, je ne profite malheureusement pas du non tabagisme de ma douce.

Ce seront cinq années difficiles mais éclairées de notre amour. Je tenterai brièvement d’arrêter deux fois sans le moindre succès.

Et contre toute attente, alors que plusieurs fois essayé, et que nous sommes en transit chez ma mère entre deux logements, ma Céline tombe enceinte de notre première merveille. Peut-être que de ne plus le chercher, ce bonheur a enfin pu s’inviter.

Nous sommes au mois de juin, je me remémore ma promesse passée et je commence à cogiter pour pouvoir promptement l’honorer.

Arrive donc ce fameux quinze août, jour de mon adieu à ces fichues tueuses. Petit stress jusqu’au couché, dès le lendemain je me précipite au shop de Agde où nous avons aménagé, pour acquérir un setup adapté suite à un premier échec et des recherches sur le net.

Je reste persuadé que la vape est ma seule possibilité d’arrêter durablement et que le DL me sera plus adapté.

Six mois avant, j’avais fait un premier essai dans le shop de mon village. J’avais acheté un petit setup qui ressemblait à un petit stylo alimenté par des petites piles de montre. Elle est noire avec un démon rouge.

Je ne m’en suis servi que trois jours sans cesser de fumer, ce n’est vraiment pas ouf et je l’ai abandonnée.

Me voici donc dans cette nouvelle boutique de vape bien mieux achalandé où j’acquiers un tube électro Spinner à batterie intégrée avec un clearo déjà bien aérien que je m’en vais chez moi directement tester.

Tout de suite je suis conquis malgré des quintes de toux que je vais essuyer durant une semaine dues au 18 mg que l’on m’a attribué. Je vais directement vers les fruités qui ne me décevront jamais.

Au bout de deux ou trois mois, je descends à 12 mg ce qui me va beaucoup mieux huit mois après je passe à 6 mg.

Pendant ces deux années à Agde je vape à qui mieux mieux et je reste fidèle au même shop.

Je n’arrive toujours pas à trouver du boulot mais je suis un papa et un vapoteur heureux !

Un jour où j’allais donner un coup de main à mon cousin maraîcher à Servian, en nous rendant chez lui pour déjeuner, il me montre une maison à louer.

Il me dit d’appeler vu que l’on souhaitait quitter Agde. Je lui dis que vu notre situation financière précaire, cela m’étonnerait que l’on nous retienne pour l’habiter. Il insiste, je me laisse tenter et nous l’obtenons à notre grande joie.

Nous y resterons un peu plus de deux ans. Je ne vais plus en shop physique pour découvrir les tarifs attractifs du net.

Ce sera le temps de la box à accus amovible et des clearomiseurs plus aériens. Je m’achète une Alien de chez Smok avec un TFV 8.

Je découvre aussi les bonheurs gustatifs et financiers du eliquide DIY avec les incontournables Ragnarok et Oni.

Notre situation n’évoluant pas bien économiquement, nous faisons une demande pour des logements moins onéreux que nous finissons par voir aboutir.

En 2017 nous déménageons dans ce même joli petit village et je vais beaucoup plus explorer les possibilités de la vape tant en matériel qu’en diversité d’arômes. J’achète au rythme de mes reventes sur les sites de vente d’occasion.

Je commence à engranger de plus en plus d’expérience. Ma compagne va trouver un travail d’Atsem pour un CDD de deux ans, un peu d’oxygène fort bienvenu.

En 2019 nous accueillons un deuxième trésor, deux fillettes à s’occuper, ça commence à faire un bon emploi du temps.

Je commence sérieusement à réfléchir à travailler dans ce milieu que j’affectionne. Les recherches dans ce sens vont être menées bon train. Très vite je fais une croix sur le shop physique bien trop lourd et contraignant à créer.

Servian le 19 novembre 2021 15h30 :

Après avoir mis à la vape avec succès père, mère, beau-frère et belle sœur et avoir essayé les reconstructibles, je me suis décidé à me lancer dans la vente de matériels et de liquides sur internet il y a cinq mois.

Un mois après, Céline crée son entreprise aussi sur internet mais dans un tout autre domaine.

Nous n’en vivons pas encore mais nous nous y investissons pleinement dans le but d’y réussir.

La tueuse est depuis un bon moment derrière moi, et j’ai la conviction qu’elle est définitivement bannie de ma vie.

J’espère que cette petite histoire vous aura distrait, et peut-être inspiré ou conforté pour ne jamais quitter ce petit nouveau monde, aux poumons nettoyés.


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