Actualités sur la Vape - Revue pour Vapoteurs & tests eliquides

Histoires d'un arrêt du tabac - Cette fois, j'y arriverai !

Histoires d'un arrêt du tabac - Cette fois, j'y arriverai !
Daniel, 52 ans, Balma (31)

Balma le 22 mars 2019 16h :

Je suis devant une boutique de vape à Balma et je fume la dernière clope de ma vie…

Mais comment en suis-je arrivé là ?

Cela faisait 32 ans que j’avais commencé mon histoire avec la tueuse.

Premiers « crapotages » en cachette dans la cabane derrière chez moi pendant mes années collège, notamment un cigare, beurk, je n’y retourne plus pendant longtemps.

Je me souviens qu’à cette époque où la tige était reine au début des années 80, avoir dit à un copain : « ce serait génial si on inventait une clope qui aurait bon goût et qui ne serait pas dangereuse pour la santé ! ».

Désir naïf d’un préado attiré par l’interdit, mais qui pourrait aujourd’hui être considéré comme une prémonition ?

Bon, je m’égare…

La première clope dont j’avale la fumée sera initiée par un copain d’été fils de buraliste, une Gallia paquet jaune qui me rend malade jusqu’au lendemain.

Et puis, les cigarettes régulières à partir du lycée, toujours demandées en « photographiant » mentalement chaque généreux donateurs pour éviter d’épuiser le filon trop vite (et oui le jeune dépendant, économiquement démuni, doit compenser par des astuces imaginatives).

Il y a eu ensuite les années insouciantes, entre 20 et 30 ans, un paquet par jour et un demi ou un de plus en soirée festive.

Et on remet ça malgré le mal aux cheveux dû pas seulement aux légers excès de boissons…

Après la trentaine, premières prises de conscience, je me fatigue des maux de tête, des maux de gorge, des rhumes à répétition et des grosses crèves biannuelles.

Proche de la quarantaine, je décide de réduire ma consommation.

Je me fixe l’objectif de 10 clopes par jour.

Mais comment y arriver ?

Je décide d’abord d’attendre une heure après mon petit déjeuner pour fumer ma première de la journée. Puis d’attendre au moins une heure trente entre chacune.

Au début, c’est dur, il faut que j’occupe mon cerveau entre chaque dose et je regarde très souvent ma montre.

Après quelques mois, ça va mieux et cinq ans plus tard, je décide de baisser à nouveau ma consommation. Ce sera cinq par jour !

Mauvais choix ! Je deviens bien trop nerveux et je me casse même une dent à force de nuits de stress à les serrer…

Du coup, je repasse à 10 !

Je commence à cogiter journalièrement sur comment arrêter, cela tourne à l’obsession mais qui tourne souvent en rond…

Je me confronte quand même à ma dépendance à cette drogue et décide de retirer tous les côtés plaisir autour de la clope. Par exemple, je ne fume plus en buvant le café ou en prenant l’apéro. Je fume quand j’ai besoin de ma dose et en m’empêchant de faire autre chose en même temps. De la drogue en pleine conscience…

Pendant des vacances chez un couple d’amies, je suis confronté pour la première fois à la vape.

Le souci est que je trouve que c’est contraignant (je les vois remplir, nettoyer et charger leur matériel trop souvent à mon goût), que ça pue (et oui, la subjectivité du fumeur !) et qu’elles tirent tout le temps dessus, c’est donc pire que le tabac (ah, ignorance quand tu nous tiens !).

Retour dans mes pénates et à mes cogitations de plus en plus fréquentes mais pas encore décisives…

Un jour où je vais chez mon buraliste, je me trouve nez à nez avec un pod à tête jetable sur un présentoir.

Après une présentation très succincte de la bête, je me décide à tirer ma première taffe électronique…

Et je tousse encore plus que sur ma première Gallia !

J’insiste, et je trouve ça pas si mal bien que trop fort à mon goût (c’était du 12 mg).

Je remercie Dédé (ce n’est pas son prénom que j’ignore mais un hommage aux chroniques d’Igno parue en août dans ce présent canard et que j’ai adoré), et ne me laisse pas tenter. Mon instinct me souffle que ce n’est ni l’endroit ni le bon produit pour sauter le pas.

Cependant, la graine est plantée et elle ne va plus tarder à éclore…

Deux jours plus tard, je me retrouve route de Castres, tout près de chez moi, devant cette fameuse boutique où tout à commencer, y compris ce récit.

J’écrase ma dernière tueuse d’un geste ferme et angoissé à la fois.

Une des plus importantes décisions de ma vie, va-t-elle être couronnée de succès ?

Dans la boutique, je rencontre les deux zozos (et oui, depuis, je me suis pris d’affection pour ces deux professionnels compétents et sympathiques), qui vont me permettre de me sauver.

Le chemin va être long et parfois tortueux.

C’est Adrian qui me conseille au départ et qui sera décisif sur ma réussite au long cours, Christelle amènera régulièrement sa touche de bonne humeur et de bienveillance.

Il commence par me poser une série de questions sur mes habitudes de fumeur. Puis il m’oriente assez rapidement sur un ou deux modèles seulement qu’il pense adaptés à mon besoin et à ma bourse (alors qu’il y en a de nombreux autres bien plus onéreux.

Bon point pour lui, il me consacre du temps et ne cherche pas à me vendre plus que nécessaire. C’est une des raisons qui fait que je suis toujours fidèle à cette boutique et que j’y ai dépensé bien plus depuis.).

Je lui pose mille questions, et après 1h30 d’entretien (quelle patience ce gars !), je prends le kit Istick Trim de chez Eleaf.

Le super conseiller / vendeur me prépare le matériel, me le fait bien tester et je repars chez moi pour le début de cette nouvelle aventure avec ma première cigarette électronique, quelques fioles de 10 ml d’un e-liquide classic blond et deux paquets et demi de JPS qui me restaient et que je me jure de jamais toucher.

Au début, j’ai du mal à aspirer dans cette machine encore bien étrange pour moi. J’y vais à fond et la pose régulièrement pour la faire refroidir.

Je la branche tous les soirs et continue de vaper à m’en brûler les doigts…

Je vais chaque semaine au shop pour des conseils et essayer des e-liquides. Je prends rapidement une menthe très glaciale pour couper mon blond.

Le manque de la clope est là, (nervosité, impression par moment d’être même survolté, anxiété, transit qui change de rythme…) mais je tiens bon.

Quinze jours après, alors que je suis en déplacement à Montreuil pour le boulot, je commence à être très gêné par de l’aérophagie. J’ai de plus en plus de mal avec cette petite machine et, je le comprendrai plus tard, le tirage indirect.

Un soir, je suis avec une amie avec qui je dois dîner, elle me dit qu’elle doit aller acheter des cigarettes. Je lui donne aussitôt un paquet ét demi de mes JPS que je gardais en permanence dans mon sac au cas où. Cela me fait beaucoup de bien même si ce cadeau empoisonné m’embête aussi…

De retour dans mon logement, je me couche pour bouquiner. Vers minuit de retour des toilettes, je suis pris d’un accès de fièvre et de tremblements. Je prends un efferalgan et peste, en bon sudiste que je suis, sur le temps pourri de la proximité de la capitale.

Le lendemain matin, plus rien, je suis en pleine forme (d’autant que j’ai déjà commencé à récupérer mon souffle et dit adieu aux maux de tête post clopes à gogos), je vénère mon cachet pris la veille.

Je raconte ce qui m’est arrivé la veille à ma compagne restée au bercail, et la voilà qui éclate de rire la bougresse !

Elle finit par m’expliquer que je n’ai point été victime des misérables microbes du grand nord (pour nous le nord commence au-dessus de Brives. Mais pour d’autres, c’est carrément après Montauban, alors, je suis plutôt modéré pour un gars du Sud, hein…), mais j’ai eu tout simplement une crise de manque.

J’ai oublié de préciser qu’elle travaille à cette période dans la prévention des conduites risques auprès d'adolescents pour une association qui possède entre autres un centre d’addictologie, c’est ce qui fait d’ailleurs que je n’ai pas envie de rire à mon tour. Je ressens même une certaine fierté à surmonter cette petite épreuve même si je l’avais mal interprétée.

J’ai toujours de gros problèmes d’aérophagie. Dès mon retour, je file au shop et mon gars sûr me fait passer sur la Istick Mélo toujours de chez Eleaf avec le Mélo 4 comme clearomiseur.

J’ai une plus grande autonomie et j’arrive mieux à tirer dessus.

Je varie les jus et commence à découvrir les e-liquides fruités frais… Je ne les quitterai plus !

Durant un voyage dans ma famille à Barcelone (Força Barça !) ma box tombe en panne !

Elle ne reconnait plus mon clearomiseur. Gros gros stress car c’est le soir et que je ne sais plus quoi faire… On est en mai et je ne suis pas encore assez sevré. Dès le lendemain matin, j’appelle mon conseiller / vendeur.

Grâce à ses conseils, je fais remonter légèrement le pin de max box qui était enfoncé. Elle fonctionne à nouveau. Je suis sauvé ! Mon dernier paquet de clopes peut rester dans mon sac toujours intact. Ouf !

Au mois de septembre, je n’ai toujours pas fumé et je me sens de mieux en mieux. Encore plus de souffle retrouvé, je ne tombe plus malade régulièrement mais je sens que j’ai envie d’autre chose au niveau de la vape.

Lors d'une visite dans mon shop attitré, j’évoque mon envie de plus de vapeur tout en ayant un bon kit et des saveurs (j’avais démarré à 6 mg de nicotine et j’étais passé à 3 mg au bout d’un mois et demi).

Adrian me conseille la box Gen de chez Vaporesso avec le clearomiseur Zeus Sub-ohm de chez Geek Vape (j’avais eu avant le Cerbérus mieux que le Mélo mais pas totalement satisfaisant à long terme).

Aussitôt essayé, aussitôt adopté !

Je découvre la vape en tirage direct en même temps que les liquides en diy, une révélation !

A moi les gros nuages, les merveilleuses saveurs et les économies !

Quelques jours après, me sentant assez fort, je retourne chez mon ancien buraliste.

Il s’apprête à me servir mes trois paquets habituels, je l’arrête aussitôt.

Je lui explique que j’ai complètement arrêté de fumer il y a cinq mois et que je considère que c’est un peu grâce à lui qui à été le premier déclencheur. Il en est ravi.

Je lui dis aussi que symboliquement, j’ai besoin de lui remettre mon dernier paquet que j’ai encore conservé. Il accepte, me félicite et me souhaite une très belle continuation.

Je lui fais mes adieux émus et fier à la fois.

Balma le 31 août 2021 12h :

Cela fait presque deux semaines et demi que j’ai quitté la tueuse.

Je n’ai plus envie depuis longtemps d’aller la retrouver. Quand je suis en présence de fumeurs, je m’éloigne tranquillement pour ne pas être gêné mais sans les importuner.

J’ai maintenant une Aegis X et une Odin DNA 250 C ainsi que deux Zeux Sub-ohm qui me comblent journalièrement.

J’ai retrouvé une bien meilleure santé et m’éclate tout à fait dans les plaisirs de la vape.

Je ne cesse d’explorer ce merveilleux monde d’échanges éclairés et de bienveillance partagée.

J’espère que cette petite histoire vous aura distrait, et peut-être inspiré ou conforté pour ne jamais le quitter.


Retrouvez d'autres histoires d'un arrêt du tabac.
offre le petit fumeur
voopoo

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Strong_vapor 08/09/2021 14:03

Super article , bien motivant bonne continuation sur cette lancé Daniel !!