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Vapin'vestigation - Bloomberg : Obscurantisme de la vape

Vapin'vestigation - Bloomberg : Obscurantisme de la vape
Tous les vapoteurs passionnés ont déjà entendu le nom de Bloomberg et de sa lutte anti-vape.

Mais une part d’ombre demeure. Qu’est ce qui se cache derrière ce milliardaire soi-disant philanthrope ? Croit-il authentiquement que la vape est aussi nocive que le tabac ? Ou a-t-il un but à distribuer des milliards de dollars pour diaboliser la vape à travers le monde ? Pourquoi se cacher derrière des associations à but non lucratif au lieu de le faire à travers les siennes ?

Tant de questions auxquelles, on va essayer de vous répondre dans ce nouveau vapin’vestigation.

Qui est Bloomberg ?

Vapin'vestigation - Bloomberg : Obscurantisme de la vape
Je vais, sur ce point, aller vite, sa personne elle-même a peu d’importance, seules ses actions elles nous intéressent.

Le multimillionnaire Michael Bloomberg mène depuis des années une croisade fanatique en faveur d'un « mode de vie sain » via sa fondation Bloomberg Philanthropies et l’Initiative Bloomberg.

En août 2010, Bloomberg a signé « The Giving Pledge », par lequel les personnes riches s'engagent à donner au moins la moitié de leur richesse.

Depuis lors, il a donné 9,5 milliards de dollars, dont 3,3 milliards de dollars en 2019 pour lutter contre la vape.

Sa fondation, Bloomberg Philanthropies, se concentre sur cinq domaines : la santé publique, les arts, l'innovation gouvernementale, l'environnement et l'éducation.

Pendant des années, cet activisme, financé par Bloomberg, s'est férocement attaqué à toute alternative innovante à la réduction des méfaits du tabac. Son cheval de bataille, son obsession : l’annihilation de la vape.

Lors de sa campagne présidentielle ratée aux USA, le magnat a annoncé que s'il était élu, il interdisait les arômes pour toutes les cigarettes électroniques. Cela aurait été une interdiction déguisée de vapoter puisque 80% du marché américain est concentré dans les produits aromatisés.

Cette idée de campagne était accompagnée d'un don de 160 millions de dollars sur 3 ans pour lutter contre « l’épidémie de vapotage chez les jeunes » (1) en 2019 en plein milieu de la crise EVALI. (24)

Pour plus d’information : Interdiction des arômes dans les cigarettes électroniques pour protéger les enfants. (29)

Mise en situation pour comprendre Bloomberg et sa fondation

Vapin'vestigation - Bloomberg : Obscurantisme de la vape
Alors que l'utilisation de la vape s'est généralisée dans les pays développés, le nombre de fumeurs quotidiens a continué de diminuer, atteignant les chiffres les plus bas, notamment chez les adolescents. C'est une réussite incroyable, certains pays espérant même atteindre le zéro tabac d’ici 2030-2040. (17)

Pour atteindre le zéro tabac, en concurrence directe avec la toute-puissante industrie du tabac, des entreprises indépendantes ont créé des dispositifs alternatifs peu coûteux, moins nocifs et offrant un réel potentiel d'arrêt : la cigarette électronique.

Malgré l'essor d'une méthode technologique et moins nocive d'administration de nicotine par le biais de la vape, le complexe de lutte anti-tabac, allégrement financé, a réorganisé ses efforts.

Leur but, interdire purement et simplement le vapotage en utilisant une série de projets de loi, via des dons aux services de santé à travers le monde, et un financement de campagnes politiques étrangères des plus discutables.

Cela a été aidé en majorité par l'initiative Bloomberg offrant généreusement 1 milliard de dollars pour la lutte anti-tabac dans le monde entier : la diabolisation de la vape commence.

Campagnes visant les dangers de la vape pour la jeunesse, affolant ainsi les parents américains qui pensent que leurs progénitures sont des anges.

Mais alors que l’on pourrait croire à de la philanthropie, comme se désigne lui-même Bloomberg, les dégâts causés, surtout dans les pays à moyenne ou faible économie, sont catastrophiques.

Idéologie puritaine américaine me direz-vous ? Plutôt une destruction mondiale du marché pour mettre ses pions sur l’échiquier.

Pour comprendre un peu l’étendue de l’influence de Bloomberg voici une liste non-exhaustive des organisations qui travaillent internationalement pour restreindre l’accès aux produits de la vape dont Bloomberg Philanthropies fait des donations :

- The Campaign for Tobacco-Free Kids’ (CTFK) : Campagnes pour les enfants sans tabac
- The Johns Hopkins University Bloomberg School of Public Health : L’Ecole de Santé Publique Bloomberg de l’Université Johns Hopkins
- The Center for Disease Control (CDC) : Centre de contrôle des maladies américain
- The Bloomberg Initiative to Reduce Tobacco Use : L’Initiative Bloomberg pour réduire la consommation de tabac
- Vital Strategies
- Stopping Tobacco Organizations and Products (STOP) : Stop aux Organisations et Produits du Tabac (22) (23)
- The Anti-Tobacco Trade Litigation Fund : Fonds de contentieux commercial anti-tabac
- The University of Bath : L’Université de Bath
- Tobacco Control Research Group : Groupe de recherche sur la lutte anti-tabac
- The Global Centre for Good Governance in Tobacco Control (GGTC) : Centre mondial pour la bonne gouvernance dans la lutte anti-tabac
- The South-East Asia Tobacco Control Alliance (SEATCA) : Alliance pour la lutte anti-tabac de l’Asie du Sud-Est
- The Union : L’Union (19)
- The World Health Organization (WHO) : OMS Organisation Mondiale pour la Santé
- The Framework Convention on Tobacco Control (FCTC) : Convention Cadre pour la lutte anti-tabac

Utilisation des jeunes pour propager le mouvement anti-vape aux Etats-Unis

1 lycéen sur 4 utilise la e-cig. Mettons fin à cette épidémie chez les jeunes

1 lycéen sur 4 utilise la e-cig. Mettons fin à cette épidémie chez les jeunes

À partir de 2018, l'année où la FDA (3) et le CDC (18) ont déclaré que le vapotage chez les jeunes était une « épidémie », Bloomberg a recentré ses efforts contre les cigarettes électroniques.

Bloomberg, avec Matthew Myers, président de Campaign for Tobacco-Free Kids (CTFK - financé par Bloomberg), a été le partisan le plus virulent des interdictions générales de la cigarette électronique aux États-Unis.

Bloomberg et Myers ont déclaré la guerre au vapotage en 2019. Ils ont publié un éditorial (2) écrit conjointement dans le New York Times accusant Big Tobacco de rendre une nouvelle génération accro à la nicotine avec des cigarettes électroniques et des e-liquides aux noms et saveurs adaptés aux enfants et adolescents.

Soutenus par une coalition d'organisations à but non lucratif influentes, dont l'anti-tabac Truth Initiative, l'American Cancer Society, l'American Heart Association et l'American Lung Association, ils ont appelé à une interdiction nationale des arômes dans cigarettes électroniques.

Ils ont d’ailleurs réussi dans quelques villes, dont San Francisco, à faire interdire les arômes à part le tabac ainsi que cinq États.

Résultats à San Francisco : On peut acheter cigarettes et marijuana légalement, mais pour la vape, il faut aller l’acheter dans un autre état !

Mais, en 2021, une étude prouve une recrudescence de fumeurs à la suite de cette interdiction des saveurs (6).

On pourrait penser que Bloomberg et compagnies remettent en question leurs façon de combattre le tabagisme ? Eh bien non !

Les dégâts aux Etats-Unis

Bloomberg a réussi à convaincre la majorité des associations américaines de la santé, même ceux qui soutenaient auparavant le vapotage en tant qu'outil de réduction des méfaits, comme la Truth Initiative et l'American Cancer Society.

L'élan de mouvement est dû, en grande partie, à sa focalisation singulière sur une interdiction complète de toutes les cigarettes électroniques aux États-Unis, en commençant par les arômes. Aucune nuance n’est considérée de leur part, ils mettent en avant :

- Les dangers de la dépendance à la nicotine chez les jeunes.

- La théorie de la passerelle qui soutient que les enfants qui vapotent sont plus susceptibles de commencer d'autres habitudes illicites. (Plusieurs études ont pourtant prouvé que ceci est faux)

- Vapoter de la nicotine est aussi dangereux que fumer. (Pas besoin de source pour prouver que c’est faux…)

Pourtant de nombreux experts de la lutte anti-tabac et de la réduction des méfaits affirment que cette approche du « tout ou rien » est erronée et dangereuse.

Kenneth Warner, membre fondateur de la Truth Initiative et actuel doyen de la School of Public Health de l'Université du Michigan affirme que la campagne anti-vapotage de Bloomberg va trop loin dans la diabolisation des cigarettes électroniques.

Warner et d'autres experts soutiennent que faire passer les cigarettes électroniques comme nocives décourage les fumeurs d'arrêter de fumer.

Ceux qui, autrement, laisseraient la cigarette pour la cigarette électronique sont maintenant bombardés de rhétorique anti-vapotage. Sans parler des interdictions des saveurs et des taxes plus élevées, à tel point qu'ils n'essaient même plus la cigarette électronique.

Ce rejet à grande échelle du potentiel des cigarettes électroniques en tant qu'outils de réduction des méfaits ne tient même pas compte des dégâts causés aux fumeurs adultes intéressés à arrêter de fumer.

Il supprime un outil aux fumeurs qui souhaitent arrêter mais qui n’ont pas réussi avec les autres méthodes (abstinence, thérapies de remplacement de la nicotine ou médicaments).

Les scientifiques anti-vape soutenus par Bloomberg

Aux États-Unis, pour compliquer encore les choses, la communauté scientifique est divisée sur les e-cigarettes. Certaines études soulignent que vapoter est 95 % moins dangereux que fumer des cigarettes. D'autres disent que la nicotine nuit au développement du cerveau, ce qui rend les cigarettes électroniques particulièrement dangereuses pour les jeunes.

Les défenseurs de la réduction des méfaits n'ont pas les mêmes moyens financiers que les détracteurs de la vape soutenus par Bloomberg.

Rapidement, les scientifiques qui soutiennent que les cigarettes électroniques pourraient contribuer à la réduction des méfaits se retrouvent de plus en plus isolés parmi leurs pairs aux États-Unis.

Alors que, ceux qui voient les avantages des cigarettes électroniques sont tournés en dérision, ceux qui sont contre eux reçoivent un financement de Bloomberg Philanthropies et de Bloomberg lui-même.

Conséquences

L'afflux massif de financements de Bloomberg Philanthropies a fourni aux anti-vapoteurs les ressources nécessaires pour s'attaquer au lobby du tabac et de la vape.

L'initiative Bloomberg a mis en place une bataille décisive aux États-Unis entre les deux camps : les anti-vapoteurs et Big Tobacco.

Au cours des années précédentes, Big Tobacco aurait dépensé plus que le lobbying de la concurrence pour que le projet de loi soit rejeté.

Mais Bloomberg a dépensé 9,4 millions de dollars de son propre argent pour renforcer leurs efforts. Big Tobacco a dépensé plus, mais le projet de loi est passé.

Bien que certains défenseurs de l'anti-vapotage croient menée une juste bataille, leurs campagnes ont eu l'effet inverse. Dans les endroits où des lois et des restrictions anti-vapotage ont été adoptées, les ventes de cigarettes ont augmenté. Les données le prouvent :

- La taxe de 95 % sur les cigarettes électroniques au Minnesota a entraîné une augmentation de 5 % du taux de tabagisme.

- Une augmentation des taxes de 75 % sur le tabac et les cigarettes électroniques dans le Massachusetts a entraîné une augmentation des ventes de cigarettes dans les États voisins.

- Les personnes de plus de 21 ans peuvent toujours acheter des cigarettes et de la marijuana, mais pas des cigarettes électroniques.

- Les sondages d’opinion montrent que les Américains surestiment les risques du vapotage. (20)
Pourquoi le nombre de fumeurs augmente ?

Pourquoi le nombre de fumeurs augmente ?

Le camp anti-vapotage feint d’ignorer le fait que les jeunes sont plus enclins à des comportements risqués et expérimentaux.

Des études qui prétendent prouver un lien de causalité entre le vapotage des adolescents et un comportement plus dangereux, révèlent plus tard des caractéristiques de ces jeunes en particulier.

La jeunesse est une belle chose non parce qu’elle permet de faire des bêtises, mais parce qu’elle donne le temps de les réparer.

Jean Bernard

Ils ne montrent pas nécessairement un lien concluant entre vapotage et comportements plus à risque. De nombreux experts en réduction des méfaits soulignent également que la consommation de cigarettes chez les adolescents est en baisse constante depuis les années 2010.

La baisse la plus abrupte est survenue lorsque les cigarettes électroniques sont devenues largement disponibles aux États-Unis entre 2014 et 2015. (15) (16)

Mais le lobby anti-vapotage a rencontré un succès incroyable en centrant ses arguments sur la protection des enfants et des jeunes. L'inconvénient est que personne ne parle pour les quelque 400 000 Américains qui meurent chaque année de maladies liées au tabagisme.

Les anti-vapotage contrôle la majoritaire pensée américaine

Une chose sur laquelle tout le monde s'accorde, c'est que les jeunes et les personnes n’ayant jamais fumer, ne devraient pas vapoter. Le camp de réduction des méfaits pense que les restrictions d'âge devraient empêcher cela.

Cependant, le camp anti-vapotage estime que le laxisme et les lacunes du gouvernement n'empêchent pas les jeunes de vapoter, c'est pourquoi ils plaident pour des interdictions totales.

Le lobby anti-vapotage semble gagner, le CDC a signalé que l'utilisation de la cigarette électronique chez les adolescents avait diminué en 2020. Que cela soit dû à EVALI, à la pandémie de Covid-19 ou aux multiples médias qui diabolisent les cigarettes électroniques est dur à dire.

Mais alors que les taux de vapotage chez les adolescents ont diminué, les décès dus à des maladies liées au tabagisme restent obstinément élevés.

Le CDC a également signalé un nombre total de décès dus à des maladies liées au tabagisme aux États-Unis à environ 480 000 en 2020.

L’Initiative Bloomberg ou comment payer pour mieux contrôler (9)

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Depuis 2006, Bloomberg Philanthropies a engagé près d'un milliard de dollars américains pour soutenir une initiative visant à réduire la consommation de tabac dans les pays à revenu faible et intermédiaire.

Gardez bien à l’esprit que toutes les associations et autres citées, reçoivent toutes des donations de Bloomberg.

Une priorité de l'Initiative Bloomberg (Bloomberg Initiative) pour réduire la consommation de tabac est un programme de subventions géré et géré conjointement par l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires (L'Union) et la Campaign for Tobacco-Free Kids’ (CTFK).

L’Union et CTFK vont avoir une grande importance, Bloomberg les utilisant pour mener à bien ses projets.

A savoir que l’Union a écrit un document : « Interdire les cigarettes électroniques et les HTP dans les pays à faible et moyenne économie pour prévenir une nouvelle épidémie de dépendance à la nicotine » (19)

L'Initiative Bloomberg pour réduire l'usage du tabac est mise en œuvre par ses organisations partenaires : Campaign for Tobacco-Free Kids (CTFK), le Center for Disease Control and Prevention Foundation (CDC), l'Union internationale contre la tuberculose et les maladies pulmonaires, Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health, l'Université de l'Illinois à Chicago, Vital Strategies et l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Et oui, ça fait beaucoup de beau monde influent subventionné par le « philanthrope » Bloomberg.

À cette fin, CTFK s'est efforcé d'influencer tous les niveaux du processus politique et ses principaux acteurs dans divers pays. Cela comprend des partenariats et des collaborations (souvent financières) avec des militants, des groupes de réflexion, des associations professionnelles, des médias, des universités et des gouvernements.

En 1er plan, CTFK décide des priorités et du meilleur plan d'action, tandis que ses bénéficiaires, sous-bénéficiaires et « partenaires » contribuent à l'effort en promulguant des soutiens publics, une couverture médiatique, des preuves à l'appui, des réglementations, des lois et le discrédit des détracteurs.

Cela peut paraître compliqué, mais c’est important de connaître l’étendue de l’influence de Bloomberg pour comprendre les actions menées, les objectifs et surtout la finalité.

Influence des politiques dans les pays à faible ou moyenne économie par CTFK

Pas besoin de chercher loin, si vous voulez des sources, tout est indiqué sur le site internet de CTFK. Et l’ampleur de leur manipulation est gigantesque. (21)

Le plan CTFK énumère une myriade d'exemples de soutien qu'il a fourni à des entités gouvernementales, comme l'assistance dans des poursuites judiciaires contre l'industrie du tabac au Brésil, au Pérou, en Uruguay, en Ouganda, au Nigeria et au Kenya.

D'autres fonctions gouvernementales que CTFK finance ou assiste comprennent la formation du personnel, l'organisation de réunions et la production de matériel de recherche ou de communication.

Par exemple, en Indonésie, CTFK a travaillé avec le ministère de l'Intérieur et le ministère de la Santé pour organiser et financer des « ateliers de rédaction juridique » pour les conseillers parlementaires afin d'encourager ces avocats à « signaler les développements avec la mauvaise législation et aider à faire progresser la législation antitabac. » Il en est de même pour l’Uruguay, le Nigeria, l’Ouganda.

Pour faire simple, CTFK à payer pour écrire les lois anti-tabac de ces pays…

Dans certains cas, l'aide que CTFK et ses partenaires fournissent au gouvernement est encore plus directe, comme en Chine, où il aurait financé les gouvernements de trois provinces (Zhuhai, Guangzhou et Guangdong), quatre gouvernements municipaux et le National Commission de la santé et de la planification familiale pour « promouvoir l'adoption d'une réglementation nationale de lutte contre le tabagisme ».

Les partenaires de CTFK, tels que Vital Strategies, bénéficiaire de Bloomberg, ont également travaillé avec les gouvernements locaux et le CDC chinois.

Au Brésil, CTFK note qu'elle a fourni au bureau du solliciteur général un « soutien financier sur demande » pour faire avancer son programme de contentieux. »

Au Vietnam, CTFK révèle qu'avec l'Union et Bloomberg, il a financé le Comité directeur sur le tabagisme et la santé ainsi que le Département de politique fiscale du ministère des Finances.

Au Mexique, en mars 2021, il a été révélé qu'un avocat de la Campaign for Tobacco-Free Kids (4), avait rédigé une loi visant à restreindre sévèrement les importations et les ventes de dispositifs de vapotage.

Il est allégué que Carmen Medel, présidente du comité de la santé de la Chambre des députés mexicaine, a engagé l'association caritative pour « conseiller » sur la loi, et a fini par soumettre un projet de loi.

Mais ce n'était pas un incident isolé. Il semble plutôt qu'il s'agisse d'une procédure d'exploitation standard pour CTFK et ses bénéficiaires de rédiger un projet de loi pour que des législateurs l'introduisent ensuite. D'autres exemples d'activités de CTFK dans le monde :

- CTFK note qu'en 2015, l'un de ses bénéficiaires ukrainiens, LIFE Regional Advocacy Center, « a présenté le projet de loi par l'intermédiaire d'alliés parlementaires au Parlement ».

- En Bosnie, CTFK se vante que le ministre de la Santé a approuvé un projet de loi « rédigé par le bénéficiaire PROI [Renforcement progressif des organisations et des individus] avec l'aide de CTFK. »

- En Amérique latine, les activités de CTFK comprenaient « la rédaction d'arguments juridiques et de propositions législatives pour que les pays cibles autorisent des interdictions ou des réglementations restrictives de ces produits du tabac aromatisé et soutiennent les efforts de lobbying. »

- Aux Philippines, une enquête fédérale a révélé que les organismes de réglementation de la santé avaient reçu des centaines de milliers de dollars de CTFK de présenter un projet de loi visant à interdire les appareils de vapotage (7).

Des représentants du Congrès se sont plaints que la loi n'avait été présentée sans débat et n'était intervenue qu'après que l'importante subvention ait été reçue par la Food & Drug Administration du pays. Heureusement, à la suite de cette enquête, la tendance s’inverse aux Philippines (8).

- En Ethiopie « grâce au soutien continu de CTFK, l'Éthiopie a rédigé et plaidé pour l'adoption de lois antitabac ».

Contrôle des médias, des universités et de recherches

Lorsque CTFK ne travaille pas directement avec les membres des gouvernements pour faire avancer son programme, les partenaires de l’Initiative Bloomberg préparent le terrain pour le faire à l'avenir.

Universités et Recherches

En Chine, l'Université de Fudan a reçu des centaines de milliers de dollars de CTFK pour, entre autres, « documenter et publier des preuves démontrant les impacts positifs de la loi sans fumée » et déclarer les effets positifs sans regarder les résultats.

Il a également reçu des fonds pour « l'avancement et l'évaluation de la législation antitabac à Shanghai » et pour « Renforcer les capacités de plaidoyer et de leadership en matière de lutte antitabac dans les universités chinoises ».

En Inde, La National Law School of India University a reçu plus de 70 000 $ (59 000 euros) pour un projet similaire de renforcement des capacités de plaidoyer, avec des bénéficiaires comprenant « des membres des services de santé et de police, des professeurs de droit et des juges sur la sensibilisation pour réduire la consommation de tabac. »

Au Nigeria, l'Université d'Ibadan a reçu environ 145 000 $ (122 200 euros) pour « la surveillance, l'exposition et le discrédit de l'industrie du tabac ».

En Ukraine, CTFK a travaillé pour soutenir « la recherche économique pour justifier de nouvelles mesures et discréditer les arguments de l'industrie », tandis que son bénéficiaire, LIFE, aurait travaillé avec la Kiev School of Economics pour « fournir des analyses économiques à l'appui des interdictions de la publicité sur les points de vente des provisions." LIFE a également reçu de l'aide pour trouver des partenaires pour les aider à « discréditer l'industrie du tabac pour les écarter du processus politique ».

Les universités basées aux États-Unis travaillent également en étroite collaboration avec CTFK et reçoivent un soutien financier, notamment l'Université de l'Illinois et l'Université Johns Hopkins. CTFK attribue à ce dernier la publication d'un rapport intitulé Tiny Targets (petites cibles) qui « vise à discréditer l'industrie du tabac au Pérou, en Argentine, en Bolivie et au Nicaragua ».

Contrôle des médias

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En plus de construire des preuves et de constituer des preuves crédibles à l'appui, le plan de CTFK consiste à établir un partenariat avec les médias locaux et à former des journalistes pour s'assurer que le public, et en particulier les législateurs, entende ce que veut CTFK et ignore tout message contradictoire.

Tout au long de son plan, CTFK se réfère à la culture d'une couverture médiatique positive par le biais de formations, d'ateliers et de bourses pour les journalistes.

Au Bangladesh, son partenaire PROGGA, un groupe de plaidoyer anti-tabac, a « formé 350 journalistes de la presse écrite, audiovisuelle ou en ligne à travers le pays et soutient l'Alliance des médias anti-tabac (ATMA) ».

CTFK se vante que les journalistes formés par PROGGA « ont réussi à générer une grande partie de la couverture médiatique accrue sur la lutte antitabac. » Selon les documents, PROGGA a « travaillé par l'intermédiaire des journalistes pour discréditer l'industrie du tabac sur une base cohérente, » tandis que les journalistes d'ATMA ont contribué aux efforts visant à « faire pression sur le gouvernement pour qu'il adopte une politique nationale de lutte antitabac ».

Dans certains cas, CTFK et ses bénéficiaires paient pour manipuler la couverture médiatique.

En Indonésie, il fait référence à « un contrat avec le réseau de radio KBR pour développer et diffuser une série de programmes sur le tabagisme ».

En Chine, il répertorie les « partenariats contractuels » avec Caixin Magazine et l'agence de presse Xinhua, l'agence de presse d'État. Tout en notant que le Parti communiste a récemment réduit la capacité des entités étrangères à passer directement des contrats avec les médias en Chine, CTFK se vante d'avoir été en mesure de poursuivre un « plaidoyer médiatique efficace » par le biais de partenaires locaux.

Et cette stratégie ne semble pas se limiter aux pays en développement. Début juin 2021, il a été révélé que The Investigative Desk, un média européen, avait reçu une somme non divulguée pour un contrat avec l'Université de Bath (13) pour publier des articles d'actualité anti-tabac.

Le contrat a été, à son tour, financé par Bloomberg Philanthropies, qui a donné à l'Université de Bath au moins 20 millions de dollars pour son travail anti-tabac. Le contrat contient une disposition obligeant The Investigative Desk à ne pas révéler que Bloomberg Philanthropies finance directement ses activités.

Plus de 80% des 1,3 milliard de consommateurs de tabac dans le monde vivent dans ces pays.

Utiliser des milliards de dollars à faire interdire la vape dans ces pays, semble inconcevable et totalement déplacer. Mais efficace.

De nombreux gouvernements, à la demande de philanthropes étrangers, les privent du droit de faire leurs propres choix de santé en connaissance de cause.

Et, de plus, en cette période de COVID 19, cet argent ne serait-il pas mieux placé en vaccin, nourriture, eau, hôpitaux… ?

Il y a des situations catastrophiques tangibles dans ces pays, pourquoi s’en prendre à la vape ? Quel dégât cause la vape, au point de dépenser des milliards ?

Qu'un individu comme Bloomberg puisse en partie contrôler les gouvernements, les organisations de santé et les institutions pour qu'ils soutiennent son programme anti-vape malgré cela devrait alerter tout le monde, peu importe où ils vivent.

Philanthrope ou pas…

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Ou pas…

Fin 2019, et coïncidant avec le pic de paranoïa concernant EVALI aux Etats-Unis (24), une société inconnue basée à Philadelphie appelée Hava Health a lancé le « Hale », un pod 2.0 destiné à aider ses utilisateurs à arrêter de fumer. Actuellement, ses fabricants attendent l'approbation de la FDA pour être commercialisé.

Pourquoi je vous parle Hale ?

Tout simplement parce que l'un des investisseurs de l'entreprise n'est autre que Michael Bloomberg lui-même.

Par l'intermédiaire d'un consortium de capital-risque appelé Village Global, qui comprend également Mark Zuckerberg et Bill Gates, Bloomberg a fourni un capital d'amorçage à la société Hava, créatrice du Hale. (25) (26) (27)
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Hale est un produit qui, comme le vapotage, est présenté comme une alternative plus saine au tabagisme. Cependant, contrairement au vapotage et à d'autres produits de réduction des méfaits, Hale vise à éliminer complètement l'utilisation de la nicotine.

Ceci, en principe, peut être un objectif louable. Même en tenant compte du fait que ce qui est nocif dans les cigarettes, ce n'est pas la nicotine elle-même mais les substances nocives présentes dans le goudron combiné au monoxyde de carbone.

En fait, l'appareil Hale a toutes les caractéristiques des autres pods (Juul serait l'exemple le plus évident). Ainsi, le Hale a un look ultra-moderne et sophistiqué, avec un design très similaire à celui d'une clé USB.

HALE administre de la nicotine à ses utilisateurs et propose même des arômes

Dans son récent documentaire « You don’t know nicotine », le sociologue et cinéaste Aaron Biebert met non seulement en garde contre les investissements suspects de Bloomberg dans Hale, mais suggère également, à la fin du film, une hypothèse intéressante : se pourrait-il que les tentatives d'interdiction du vapotage et les campagnes de désinformation menées par le milliardaire américain visent à créer un environnement favorable uniquement à son propre produit ?

Plus important encore, selon un article récent publié en 2019 par la revue américaine Science (28), les estimations les plus prudentes suggèrent que : « si le vapotage de la nicotine remplacerait la plupart des cigarettes au cours des 10 prochaines années, 1,6 million de décès prématurés seraient évités et 20,8 millions d'années de vie de meilleure qualité uniquement aux États-Unis. »

La philanthropie n’est pas toujours l’amie de l’égalité, c’est aussi un exercice de pouvoir.

Rob Reich

Imaginez le nombre de vie que pourrait sauver la vape à travers le monde entier si Bloomberg utilisez son argent à la promouvoir plutôt que de la dénigrer.

Bloomberg et ses investissements ont fait beaucoup de mal et de dégâts aux Etats-Unis, ce qui forcément se répercute sur l’Europe, qui a tendance à suivre, mis à part l’Angleterre.

Mais tout le monde connait le grand complexe américain du héros, l’Amérique veut sauver le monde. On pourrait de là croire réellement que Bloomberg and Co, croient en la cause anti-vape.

Mais avec l’investissement dans Hale, cette cause peut être remise en question…

Bloomberg a-t-il réellement utilisé son argent à une telle fin, pour avoir le quasi-monopole du marché de la vape ?

Je laisse à chacun le choix de la réponse.


Sources :

(1) Tobacco free kids
(2) NY Times
(3) FDA
(4) Politico
(5) The Wire
(6) Journal du Vapoteur
(7) Journal du Vapoteur
(8) Journal du Vapoteur
(9) Tobacco control grants
(10) CEI
(11) The vaping today
(12) Journal du Vapoteur
(13) University of Bath
(14) Journal du Vapoteur
(15) Journal du Vapoteur
(16) Journal du Vapoteur
(17) Journal du Vapoteur
(18) CDC
(19) The Union
(20) Pubmed
(21) Tobacco free kids
(22) Batch
(23) Journal du Vapoteur
(24) Journal du Vapoteur
(25) Village Global
(26) Village Global
(27) Try Hale
(28) Science mag
(29) Mike Bloomberg
offre le petit fumeur
Apivape
voopoo

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