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Actualités sur la Vape - Revue pour Vapoteurs & tests eliquides

Que disent les études et les professionnels de la santé sur le vapotage passif ?

Que disent les études et les professionnels de la santé sur le vapotage passif ?
Le vapotage passif est depuis quelques années, mis au même rang que le tabagisme passif.

Essayons de comprendre ce qu’est le vapotage passif :

"Le tabagisme passif a été défini comme la possibilité de contracter des maladies de fumeurs, des cancers et des infarctus notamment, dès lors qu’on est exposé de manière prolongée à la fumée du tabac. Le tabac et sa combustion étant complètement exclus du fonctionnement de la e-cigarette, le vapotage passif est impossible" : l'association SOS Addictions et la Fédération Addiction dans une charte publiée le 14 avril en collaboration avec des médecins.

En 2013, l’OFT (Office français de prévention du tabagisme) a indiqué que « même dans les conditions les plus extrêmes, on ne peut atteindre des niveaux réputés toxiques dans une pièce où est utilisée l’e-cigarette ». "Leur pratique est sans danger pour les autres" concluent les associations.

L'e-cigarette ne produit pas de fumée, mais de la vapeur d'eau et cette vapeur disparaît à 95 % en moins d'une minute, soit 100 fois plus rapidement que la fumée du tabac. Le « vapoteur » ne vous souffle aucun monoxyde de carbone, aucun goudron, aucune particule toxique dans la figure, pas plus qu'il n'en souffle dans l'atmosphère. Il n'est donc pas dangereux d'être un « vapoteur passif ».

La vapeur contient des millions de gouttelettes d’eau, du propylène glycol, de la glycérine végétale, de la nicotine (ces éléments sont non toxiques) et des arômes en petites quantités. (N’oublions pas que la cigarette contient 4800 produis toxiques).
Que disent les études et les professionnels de la santé sur le vapotage passif ?
Quelques composants de certains aromes peuvent être dangereux, pour les éviter rapporter vous à l’article ci-dessous :

Quels sont les composants néfastes pour la santé dans un e-liquide ?

Alors d’où viennent les craintes ?

Les nombreux détracteurs de la cigarette électronique se sont servis d’une « étude » norvégienne d’avril 2015, pour amener à l’interdiction de vapoter dans les lieux publics. Celle-ci indique :

Les niveaux de nicotine ambiants en cas d'exposition passive à l'aérosol de cigarettes électroniques peuvent déboucher sur des niveaux de nicotine dans le sang à peu près aussi élevés que chez un fumeur passif de cigarettes classiques".

Cette « étude » est en fait une revue de littérature scientifique norvégienne et non une étude. Elle est d’ailleurs rassurante. Elle rapporte que le risque de cancer lié à la cigarette électronique est négligeable, et que les risques en général sont faibles. Le risque lié au vapotage passif est évoqué dans un petit paragraphe et se base sur deux études seulement, l’une grecque, l’autre espagnole. La première se base sur 7 non-fumeurs exposés, dans des conditions de laboratoire, à de la fumée passive et à de la vapeur passive. La deuxième, se base sur 5 non-fumeur vivant avec des vapoteurs, donc exposés au vapotage passif. Les auteurs de l’étude admettent eux-mêmes que les conditions ne sont pas du tout contrôlées puisque les gens étaient chez eux : on n’est pas certain que ces vapoteurs ou leurs conjoints ne fumaient pas aussi du tabac et on ne sait pas s’ils ont été exposés par ailleurs à de la fumée en dehors de leur domicile.

Les anti-vapotage se basent donc sur seulement 12 personnes, dans des conditions non contrôlées, pour conclure que le vapotage passif pose des risques et pourrait même conduire à l’addiction !

Très vite ceci a été démentie par les auteurs et par de vraies études en milieu contrôlé. De nombreuses études, sorties à la suite, mettent clairement à jour que même s’il y avait une exposition nicotinique à la vapeur de la cigarette électronique, celle-ci est tellement faible qu’elle ne représente pas de réel danger.

En mai 2017, le département de la santé de l’Etat de Californie, a mené une étude d’analyse de l’air dans une boutique de cigarette électronique.

Dans cette boutique, où les employés ainsi que 13 clients vapaient simultanément sans aération particulière, les relevés de l’air ambiant on conclut que la vape passive entraine une exposition minimale.

À part la faible concentration de formaldéhyde, les seuls autres produits chimiques quantifiés étaient l’éthanol (alcool) et l’alcool isopropylique.

Conclusions du Docteur Michael B. Siegel (médecin addictologue américain)

Cette étude, bien que menée dans des conditions d’exposition très élevées, n’a pas révélé de niveau dangereux d’exposition à des produits chimiques nocifs. L’exposition à la nicotine était essentiellement inexistante. L’exposition au formaldéhyde n’était pas différente de celle de nombreux environnements intérieurs et extérieurs. L’acétone, l’acétoïne, d’autres aldéhydes, le toluène, le benzène et le xylène n’ont pas été détectés.

Cette étude ajoute aux preuves que, dans les conditions réelles, "le vapotage passif" ne semble pas poser de risque significatif pour la santé.

"Sur la base des preuves scientifiques actuelles, je ne vois pas la raison pour interdire le vapotage dans la plupart des lieux publics. Et rappelez-vous, cela vient d’un gars qui a consacré pratiquement toute sa carrière à interdire de fumer dans les bars, restaurants, casinos et autres lieux de travail intérieurs (et même dans les coins salons extérieurs des restaurants). Donc, je ne suis certainement pas du genre à minimiser les risques pour la santé des expositions environnementales évitables.

Cependant, j’estime qu’il doit exister des preuves suffisantes avant que le gouvernement n’intervienne pour interdire un comportement tel que fumer ou vaper. En ce qui concerne le vapotage, je ne vois aucune preuve raisonnable pour le moment que cela représente un risque important pour la santé des passants."

http://tobaccoanalysis.blogspot.com/2017/05/vape-shop-air-sampling-by-california.html
Que disent les études et les professionnels de la santé sur le vapotage passif ?
Le 10 octobre 2019, l’étude anglaise « Characterization of the Spatial and Temporal Dispersion Differences Between Exhaled E-Cigarette Mist and Cigarette Smoke » est publiée dans une prestigieuse revue (Nicotine & Tobacco Research).

La conclusion de cette étude démontre que des différences significatives entre les émissions des cigarettes électroniques testées et des cigarettes conventionnelles sont signalées. Les particules de cigarette électronique expirées sont des gouttelettes de eliquide qui s'évaporent rapidement en moins d’une minute, tandis que les particules de fumée de cigarette conventionnelles sont beaucoup plus stables et persistent 30 à 45 minutes.

Pour plus d’informations :
https://academic.oup.com/ntr/article/21/10/1371/5040053

Les enfants face au vapotage passif

Que disent les études et les professionnels de la santé sur le vapotage passif ?
Alice Denoize, tabacologue dis : « D’abord, il me semble important de rappeler que la cigarette électronique est infiniment moins dangereuse que la cigarette traditionnelle. Pour la santé des parents fumeurs, à choisir, il est préférable de vapoter. Pour autant, ce n’est pas de l’oxygène que l’on inhale avec l'e-cigarette donc il est tout à fait justifié de se poser la question du tabagisme passif pour les enfants.

Lorsque l'e-liquide chauffe, il se transforme en deux choses : d’abord en fines gouttelettes qui contiennent des particules qui disparaissent en moins d’une minute de l’air. On estime alors qu’il n’y a pas de pollution particulaire dans l'air avec l'e-cigarette. Ensuite, il y a des doses de gaz comme la nicotine qui restent dans l’air mais, une fois mesurées, elles sont toujours bien inférieures aux limites de toxicité que l’on connait. À ce stade, on pourrait partir du principe que le vapotage passif n’existe pas.

Cependant, ce sont des études qui sont encore en cours et qui dépendent du produit et du matériel utilisé, donc il semble préférable d’adopter un principe de précaution comme le fait ne pas vapoter à l’intérieur ou devant les enfants car on redoute un risque comportemental. La vapeur de la e-cigarette au même titre que la fumée de cigarette reste captivante pour un enfant et pourrait lui donner envie d’essayer.

Pour conclure, il n’y aucune indication de danger face au vapotage passif, mais il nous manque encore du recul pour être sûr. Soyons donc respectueux des autres, surtout des enfants, mais pas de psychose, la vape a de beaux jours devant elle.
voopoo

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