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Actualités sur la Vape - Revue pour Vapoteurs & tests eliquides

Coup de gueule de la vape - Quand Le Comité national contre le tabagisme déraille !

Coup de gueule de la vape - Quand Le Comité national contre le tabagisme déraille !
Bonjour,

Si certains se sont ennuyés pendant le confinement, d'autres n'ont pas hésité à faire le parallèle entre la vape, le tabac et le coronavirus et de passer pour la énième fois à l'attaque !!

Ainsi dans Santé magasine, on est obligé de constater que certains "scribouillards" auraient du tirer profit de leur confinement pour étudier leur sujet avant de publier de telles inepties, pour ne pas dire de telles conneries ! Je vous laisse juger….
Coup de gueule de la vape - Quand Le Comité national contre le tabagisme déraille !
Les fumeurs et les vapoteurs sont plus à risque de contracter le coronavirus en raison de l’irritation qui touche leurs voies respiratoires. D’après le Comité national contre le tabagisme, ils seraient également des contaminateurs majeurs de leur entourage.

En France, le tabagisme représente la première cause de mortalité prématurée évitable. Et l’épidémie de coronavirus n’arrange pas la situation, puisqu’elle conduit à des atteintes respiratoires graves.

Beaucoup de contacts doigts-bouche !

En effet, les fumeurs sont exposés aux risques de complications élevés au regard de l’irritation des voies respiratoires dont ils souffrent. Autre inconvénient : la fréquence à laquelle les doigts sont portés à la bouche lorsqu’on grille une cigarette ou qu’on vapote. Le virus trouve ainsi une porte d’entrée idéale vers l’intérieur de l’organisme.

Le Comité national contre le tabagisme (CNCT) estime également que les fumeurs infectés par le coronavirus "sont des contaminateurs potentiellement majeurs de leur entourage, du fait de leur toux fréquente et de la présence dans la fumée de particules sur lesquelles se fixent les virus."

Même constat pour la vapeur des cigarettes électroniques : "Les particules présentes dans la vapeur exhalée par les vapoteurs infectés par le coronavirus sont potentiellement porteuses du virus et peuvent être à l’origine de contaminations par vapotage passif et ultrapassif."

Des nuages de fumée et de vape contagieux ?

Selon l’association, ces particules infectées se déposent sur les surfaces aux alentours du fumeur, et peuvent ainsi être transmises à l’entourage proche. "Les nuages de fumée et de vape qui circulent jusqu’à dix mètres autour de l’usager seraient aussi potentiellement contagieux."

Le président du CNCT, Yves Martinet, appelle les fumeurs et les vapoteurs à arrêter le plus vite possible. "Sinon, ne fumez pas et ne vapotez pas au domicile. Si vous sortez, sortez seul et à distance minimale de 10 mètres de toute personne et de toute habitation."

Arrêter au plus vite !

Pour Bertrand Dautzenberg, ancien pneumologue à l'Hôpital de la Salpêtrière et tabacologue à l'Institut Arthur Verne, une transmission du virus par la fumée ou la vapeur n’a pas été prouvée scientifiquement. Mais il confirme la présence d’un danger de contact via les yeux, le nez et la bouche, et les gouttelettes de salive expulsées qui transmettent le covid-19. Les fumeurs et les vapoteurs se touchent le visage plus souvent que les non-fumeurs, cela ne fait aucun doute.

Et le tabac reste un produit "irritant pour les voies respiratoires, qui vont être plus réceptives au virus. C’est pourquoi les fumeurs sont en danger." Pour le spécialiste, comme pour le CNCT, l’épidémie implique une urgence qui devrait pousser tous les usagers à arrêter de fumer et de vapoter.



Mais dans un même temps, pour des chercheurs, la nicotine, substance présente dans le tabac, protégerait des formes sévères du SARS-CoV-2.

Un communiqué de presse publié conjointement par l'Académie des Sciences, l'Assistance Publique-Hôpitaux de Paris et Sorbonne Université, propose un candidat étonnant pour prévenir et guérir le Covid-19 : la nicotine.

Si associer une maladie qui provoque des détresses respiratoires à la nicotine, et donc au tabac, semble curieux, cette hypothèse s'appuie sur des observations faites dans des études chinoises, dont une parue dans NEJM, depuis les premières heures de l'épidémie. Les fumeurs sont bien moins représentés parmi les malades du Covid-19 que dans la population générale.

Comme beaucoup de travaux scientifiques sur le Covid-19, celui-ci est prépublié, sur le site Qeios, et nécessite une relecture par ses pairs. Ces résultats sont donc à prendre avec précaution.

Ils ne signifient pas non plus qu'il faut augmenter ou commencer une consommation tabagique, ni se procurer des patchs à la nicotine pour espérer guérir ou prévenir le Covid-19. Le tabagisme est mortel et tue environ 73.000 personnes en France chaque année, soit trois fois plus que l'épidémie de coronavirus dans son état actuel.

Moins de fumeurs parmi les patients atteints du Covid-19

Les scientifiques ont étudié le profil de 349 patients testés positifs au SARS-CoV-2 et dont l'état nécessite une hospitalisation et 139 patients, également positifs au coronavirus, mais dont l'état ne nécessite qu'une prise en charge ambulatoire. Les patients ont été suivis à la Pitié-Salpêtrière.

Au sein de cette cohorte, 5,3 % des patients hospitalisés, hommes et femmes confondus, sont des fumeurs réguliers. Ils sont 4,4 % parmi ceux dont l'état était moins sévère. Contre 25,4 % de la population française globale.

Selon l'hypothèse des chercheurs, qui doit être encore rigoureusement éprouvée, c'est la nicotine qui protégerait les fumeurs du Covid-19.
Coup de gueule de la vape - Quand Le Comité national contre le tabagisme déraille !
Le profil des patients étudiés à la Pitié-Salpêtrière et leur habitude tabagique. © Miyara et al. Coronavirus et récepteur nicotinique.

La nicotine est un alcaloïde extrait du tabac qui se fixe sur les récepteurs nicotiniques (α-1) présents au niveau des synapses neuromusculaires. C'est un agoniste de l'acétylcholine, qui se fixe sur les mêmes récepteurs nicotiniques. L'acétylcholine se fixe aussi sur d'autres récepteurs cholinergiques appelés les récepteurs muscariniques.

Or, plusieurs indices suggèrent que le SARS-CoV-2 est capable d'infecter le système nerveux central. « Le SARS-CoV-2 pourrait se propager à partir de la muqueuse olfactive, puis des neurones du tronc cérébral, allant dans certains cas jusqu'aux centres respiratoires », indique le communiqué de presse.

De plus, selon les chercheurs, des protéines présentes à la surface du virus auraient des motifs similaires à ceux retrouvés sur la glycoprotéine du virus de la rage, un virus neurotrope qui se fixe sur les récepteurs nicotiniques de la jonction neuromusculaire.

La nicotine empêcherait donc la fixation du coronavirus SARS-CoV-2 et limiterait sa progression dans l'organisme et l'aggravation des symptômes. Elle aurait également un effet sur la réponse inflammatoire et la tempête de cytokine si délétère dans les formes sévères. Les macrophages, cellules de l'immunité innée sécrétrices de cytokines pro-inflammatoires, possèdent également des récepteurs nicotiniques (α-7) mais différents de ceux de la jonction neuromusculaire.

Évidemment, cette histoire doit être étayée par des recherches scientifiques plus poussées. Si ce ne sont que des hypothèses préliminaires et les premières recherches sur le sujet, les chercheurs indiquent que des études cliniques sont en cours pour évaluer l'impact de la nicotine, ou d'autres substances agissant sur les mêmes récepteurs, sur l'infection par SARS-CoV-2.

Mais malheureusement, Le Comité national contre le tabagisme n'attend pas ces résultats et se base uniquement sur ses propres certitudes !!!
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