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Actualités sur la Vape - Revue pour Vapoteurs & tests eliquides

Le risque de développer une forme sévère du Coronavirus serait plus élevé chez les fumeurs

Le risque de développer une forme sévère du Coronavirus serait plus élevé chez les fumeurs
Alors que l'épidémie de Covid-19 bat son plein, une question se pose au regard des conclusions d'une récente étude chinoise : les fumeurs touchés par la maladie sont-ils susceptibles d'être davantage affectés par une forme sévère de l'infection ? L'association Alliance contre le Tabac met en garde.

Depuis le 11 mars 2020, l’Organisation mondiale de la santé qualifie la situation du COVID-19 de pandémie, c’est-à-dire que l’épidémie est désormais mondiale. Ses symptômes principaux sont la sensation de fièvre et des signes de difficultés respiratoires de type toux ou essoufflement. Les études internationales montrent que si les personnes fragiles (personnes âgées, diabétiques...) sont plus susceptibles de développer une forme grave de l'infection nécessitant une hospitalisation, toute la population peut être concernée. Dans un point d'information, l'association Alliance contre le tabac évoque des risques pour les fumeurs, qui seraient eux aussi plus fragiles face au virus.

Sa mise en garde se base sur les conclusions d'une étude menée en Chine et publiée dans la revue New England Journal of Medecine. Celle-ci montre un lien entre le statut tabagique et un risque deux fois plus important de présenter une « forme sévère » de Covid-19. Et une fois contracté, le risque de développer une « forme très sévère » de l'infection, nécessitant une ventilation artificielle voire un passage dans un service de réanimation et pouvant conduire au décès, serait même augmenté de 133% par rapport à celui d’un non-fumeur. Plus précisément, les données de l'étude indiquent que la forme sévère du Covid-19 se développerait chez 14% des non-fumeurs contre 21% des fumeurs atteints.

En ce qui concerne la forme « très sévère », les chiffres indiquent respectivement 5% contre 12%, soit un risque 2,5 fois supérieur. Comme l'explique au journal Libération le Pr Bertrand Dautzenberg, secrétaire général de l’Alliance contre le tabac, « on n’est pas sûrs à 100%, mais il est très pertinent qu’il y ait un lien de causalité. » L'association précise en effet que ces données ne peuvent pas démontrer clairement un lien de causalité, car le pourcentage de fumeurs indiqué dans l'étude est « étonnamment » bas au regard du tabagisme en Chine. Mais cette hypothèse serait tout de même « ultraprobable » selon le Pr Bertrand Dautzenberg. « On le saura peut-être dans un an. », ajoute-t-il.

Il n'empêche que pour l'association, ces conclusions sont suffisantes pour constituer « un argument de plus en faveur de l’arrêt du tabac. » Et ce quel que soit le moyen : substituts nicotiniques (gratuits sur prescription), e-cigarette, consultations en tabacologie via le site Tabac-Info-Service... Et alors que les autorités sanitaires s'emploient à diffuser le plus largement possible les consignes pour enrayer l'épidémie (se laver les mains très régulièrement, tousser ou éternuer dans son coude, saluer sans se serrer la main, utiliser des mouchoirs à usage unique, limiter les déplacements et les contacts), celle-ci estime que l'abstinence tabagique devrait aussi faire partie des ces consignes de prévention.

Enfin, il convient toujours de rappeler selon elle que tabac et maladies respiratoires ne font jamais bon ménage étant donné le risque de complications. « On sait depuis longtemps que fumer augmente de 21% à 59% le risque d’être touché par la grippe saisonnière, double le risque de contracter une tuberculose et d’en mourir et triple le risque de contracter une pneumonie à pneumocoque ou une légionellose. », souligne-t-elle, avant de conclure sur le fait que « ces données faisant état d’un lien entre le coronavirus et la consommation de tabac ne sont pas étonnantes mais demandent à être mieux étudiées. » En clair : arrêter le tabac est toujours bénéfique pour la santé.

En février dernier, l'association France BPCO avait elle aussi fait part de son inquiétude quant au danger sanitaire que représente ce coronavirus pour les personnes souffrant de cette maladie chronique inflammatoire des bronches. Son président a publié une lettre à destination du ministre de la Santé Olivier Véran lui faisant savoir que « le Covid-19 fera en priorité des dégâts chez les BPCO tout simplement parce qu’un déficient respiratoire est la première victime affectée par une maladie respiratoire. Le peu de connaissances de ce virus, à cet instant, laisse augurer d’ailleurs du pire. » A noter que le tabac est lui-même la première cause d'apparition de la bronchopneumopathie chronique obstructive.


Source : Santé magazine

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