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Actualités sur la Vape - Revue pour Vapoteurs & tests eliquides

Pourquoi arrêter de vapoter est aussi difficile que d’arrêter de fumer ?

Pourquoi arrêter de vapoter est aussi difficile que d’arrêter de fumer ?
Découvrez l'interview de Gérard Dubois, membre de l’Académie nationale de médecine, sur la cigarette électronique, le tabac chauffé, la dépendance et l’utilisation chez les jeunes par Atlantico.

En quoi l'arrêt de la cigarette électronique peut-il être aussi difficile que celui de la cigarette ? En comparaison, quel est le produit ayant le plus de chances de développer une dépendance ?

La vapoteuse (nom préférable à cigarette électronique) supprime l’exposition aux substances dangereuses produites par le chauffage ou la combustion du tabac car elle ne contient tout simplement pas de tabac. Les goudrons, en simplifiant, sont à l’origine de nombreux cancers dont le plus connu, celui du du poumon. Le monoxyde de carbone (CO) est un gaz à l’origine de maladies cardiovasculaires (dont la plus connue est l’infarctus du myocarde). Le tabac tuant un de ses fidèles consommateurs sur deux, on comprend que le vapotage réduit fortement les risques. A titre de comparaison, vapoter c’est rouler à 140 km/h sur l’autoroute, fumer du tabac, c’est rouler à contresens! La dépendance (ou addiction) au tabac est attribuée à la nicotine, qui chez le fumeur, n’a pratiquement pas d’autres effets négatifs. D’autres substances dans la tabac contribuent aussi à la dépendance et elles sont donc absentes des vapoteuses. Il ne faut pas confondre les vapoteuses qui ne contiennent pas de tabac avec les produits chauffés, mis sur la marché par l’industrie du tabac avec plus ou moins de succès, qui, eux, contiennent du tabac.

Les Etats-Unis ont constaté une hausse de la consommation de cigarette électronique chez les jeunes. Constate-t-on le même phénomène en France ?

Non, pas à ma connaissance. Il faut savoir qu’aux Etats-Unis, le taux limite de nicotine des vapoteuses est bien plus élevé qu’en Europe (5,9% contre 2%). De plus, les jeunes ont été visés par les fabricants de vapoteuses, très agressivement même par l’une d’entre elles apparue en 2017 et qui occupe aujourd’hui près des 3/4 du marché américain. Sa forme en clé USB en a fait un phénomène de mode amplifié par les réseaux sociaux et ses “facilitateurs”. De plus, elle produit peu de fumée, permettant un usage discret en tous lieux (même en classe!). La FDA vient de réagir vivement bien que tardivement. Cette vapoteuse qui vient d’être mise sur le marché par internet en France fait l’objet d’une enquête de la FDA sur ses pratiques commerciales et ses locaux ont été perquisitionnés en septembre 2018. Sous la menace de l’interdiction de ses produits, elle a retiré du marché américain des produits aux arômes particulièrement appréciés des jeunes (mangue, crème brûlée, concombre).

Faudrait-il renforcer l'encadrement de la consommation de la cigarette électronique ?

Le rachat partiel de 35% des actions du principal fabricant de vapoteuses aux Etats-Unis par Altria (propriétaire de Marlboro!) pour 12,8 milliards de dollars alors que celui-ci vient aussi d’acheter 45% d’un producteur canadien de cannabis pour 1,8 milliard de dollars doit inquiéter. Ce cigarettier a fait partie des ceux condamnés en termes sévères il y a 12 ans pour pratiques de type mafieux (loi RICO). La législation française et européenne du vapotage doit permettre d’en limiter les effets négatifs à condition qu’elle ne soit pas contournée par ceux qui en ont fait un exercice renouvelé depuis des décennies. En France, la cigarette électronique a accompagné jusqu’ici une baisse de l’exposition au tabac et à la nicotine des jeunes. Il faut veiller à ce que cela continue et s’opposer aux démarches pernicieuses de certaines pratiques commerciales douteuses destinées à rentabiliser des investissement massifs demandant de rapides profits.


Source : Atlantico
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pat Gil 13/01/2019 11:40

Non, il n’y a pas d’épidémie de vape aux Etats-Unis
PAR HOUSSEN MOSHINALY · 28 DÉCEMBRE 2018

Malgré les discours anxiogènes des médias et des organismes comme la FDA ou le Surgeon General, l’épidémie de vape chez les jeunes est plus ou moins un mythe. Et surtout, la vape permet d’éviter ce fléau des temps modernes qu’on appelle le tabagisme.


Malgré les discours anxiogènes des médias et des organismes comme la FDA ou le Surgeon General, l'épidémie de vape chez les jeunes est plus ou moins un mythe. Et surtout, la vape permet d'éviter ce fléau des temps modernes qu'on appelle le tabagisme.

Alors que la Food and Drug Administration réprime à juste titre la vente de dispositifs de vapotage aux mineurs et que le Surgeon General (le principal porte-parole de la santé publique) des États-Unis, Jerome Adams, a fait une récente déclaration sur son inquiétude de cette vape pour les jeunes, les médias répètent sans cesse des allégations d’une épidémie de vape chez les jeunes.

Sommaire [Masquer]

1 Des tendances largement exagérées
2 La nicotine est aussi dangereuse que le café
3 0 mort provoquée par la nicotine
3.1 Sources
Des tendances largement exagérées
Ce n’est pas vrai. Le CDC a constaté une baisse du nombre de vapoteurs chez les adolescents depuis le pic de 3 millions atteint en 2015. 21 % des jeunes ont testé une fois la vape et il n’y a aucun raison qu’une seule expérience doivent provoquer des crises de panique dans notre gouvernement. La réaction normalisée des fonctionnaires fédéraux pourrait conduire à exagérer un problème que nous n’avons pas.

Le fait d’expérimenter avec une cigarette électronique, avec ou sans nicotine, n’est pas une crise, cela signifie simplement que les décideurs ont oublié ce qu’était l’adolescence. On s’inquiète du fait qu’un produit, Juul, est devenu si populaire qu’il est devenu un terme générique, comme le kleenex, qui s’applique au papier-mouchoir.

Cependant, avant son ascension, le produit le plus populaire ne rapportait que 2 % du total des recettes de vapotage. Ce n’était qu’une question de temps avant que les principes du marché libre ne créent un gagnant. Cependant, le marché de la vape chez les jeunes n’augmente pas, aussi se concentrer sur un produit qui empêche les gens de participer à une industrie qui provoque le cancer et qui pèse 900 milliards de dollars, comme la cigarette, envoie un message erroné.

La nicotine est aussi dangereuse que le café
Malgré cela, le Surgeon General Jerome Adams vient d’avertir que l’exposition à la nicotine pendant l’adolescence peut nuire au développement du cerveau, qui continue à se développer jusqu’à l’âge de 25 ans environ. Mais qu’est-ce qui ne peut pas nuire au cerveau en développement ? Littéralement, chaque produit chimique ou produit peut nuire à un cerveau en développement en quantité suffisante. Le fait de connaître la bonne quantité de traces de produits chimiques par rapport aux concentrations nocives est la raison pour laquelle les scientifiques ont établi la relation dose-effet et pourquoi nous savons maintenant qu’avaler 13 verres de whisky ou 118 tasses de café à la suite pourraient vous tuer.

La relation dose-effet a été formalisée en 1927 par le chimiste britannique John W. Trevan, car les scientifiques avaient besoin d’un moyen de mesurer le pouvoir toxique des composés. Sa dose mortelle qui tuerait la moitié des animaux testés (DL50) est devenue la norme pour mesurer la quantité de produit chimique administrée en une fois qui provoque la mort de la moitié des animaux testés. Les directives pour les niveaux nocifs chez les humains découlent de ce principe.

0 mort provoquée par la nicotine
Il n’existe aucun cas enregistré de décès par intoxication à la nicotine. Le seul exemple de tentative de suicide par nicotine date de 1931, à 500 fois la dose toxique et même cette dose massive n’a pas suffit à tuer la personne. La DL50 de la caféine et de la nicotine se situe dans la même gamme de toxicité moyenne, mais personne ne peut nous donner d’indication scientifique sur la quantité de caféine ou de nicotine pouvant nuire au développement du cerveau de 24 ans.

Personne ne peut même définir le préjudice, c’est complètement subjectif. La politique du gouvernement ne devrait pas se baser sur des cascades de subjectivité. Pourtant, le Surgeon General n’appelle pas à l’interdiction des cafés (là, on aurait de putains d’émeute) et il ne déclare pas qu’ils nuisent au développement du cerveau. Ca sent la prise de décision arbitraire.

Je ne laisserai pas mes adolescents boire des boissons énergisantes plus que je ne les laisserais fumer, fumer une cigarette ou un joint, mais puis-je vraiment les empêcher de le faire ? S’ils deviennent dépendants des boissons énergisantes, j’aimerais que le gouvernement ne déclare pas la guerre au thé, car il contient également de la caféine. Et c’est essentiellement ce qu’ils font quand ils disent que tous les dispositifs de vapotage sont aussi nocifs que le tabagisme ou prétendent que la popularité d’un seul appareil est en train de créer une maladie pédiatrique.

Rien n’est plus nocif que le tabagisme dans la santé publique, même pas le fait de posséder une arme à feu, de manger trop de cheeseburgers, la voiture tue largement moins que le tabagisme et des études ont montré que fumer était la seule vraie maladie pédiatrique qui raccourcissait la durée de vie des jeunes. Donc, si les jeunes peuvent s’éloigner du tabagisme grâce à la vape, alors il est probable qu’ils ne fumeront pas quand ils seront adultes.

Les affirmations selon lesquelles la vape peut conduire à la cigarette par combustion sont juste des vapeurs statistiques. Le tabagisme a continué à diminuer même lorsque la vape est devenu populaire. Le tabagisme est maintenant pratiqué par seulement 6 % des jeunes contre 30 % il y a deux générations. Et cela signifie que nous assisterons à une diminution résultante de nombreux problèmes de santé chroniques.Et c’est une tendance à poursuivre.

Donc, fichez la paix une bonne fois pour toutes à la vape !