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Actualités sur la Vape - Revue pour Vapoteurs & tests eliquides

Où fume-t-on le plus en France ?

Où fume-t-on le plus en France ?
L’organisme Santé publique France a publié mardi des données régionales sur le tabagisme en 2017 décrivant les usages des fumeurs et leurs conséquences sanitaires.

En l’espace d’un an, le nombre de fumeurs quotidiens a baissé de près d’un million, passant de 29,4 % des adultes de 18 à 75 ans en 2016 à 26,9 % en 2017. Mais ces moyennes nationales cachent de fortes disparités géographiques. Pour mieux cibler les politiques publiques de prévention et de lutte contre le tabagisme, l’organisme Santé publique France a publié pour la première fois, mardi 29 janvier, des bulletins de santé publique correspondant à chacune des régions de France, hormis la Corse, décrivant les usages des fumeurs et leurs conséquences sanitaires.

De fortes variations régionales parmi les fumeurs quotidiens

Au niveau national, 26,9 % des Français adultes (18-75 ans) déclarent fumer tous les jours. Ce taux est sensiblement plus faible en Ile-de-France, avec seulement 21,3 % de fumeurs, soit un peu plus d’une personne sur cinq. A l’inverse, quatre grandes régions se distinguent par des taux dépassant 30 % : Hauts-de-France, Grand Est, Occitanie et Provence-Alpes-Côte d’Azur (PACA). « Il s’agit de régions où se trouvent davantage de populations plus défavorisées. Depuis les années 2000, on observe qu’il y a plus de fumeurs parmi les demandeurs d’emploi que parmi les travailleurs. C’est vrai aussi pour le niveau de diplôme, de revenu… », détaille Viet Nguyen-Thanh, responsable de l’unité addictions à Santé publique France.

Le deuxième facteur explicatif est plus géographique : « Ce sont des régions limitrophes d’une frontière avec des pays où le tabac est moins cher », comme l’Espagne, la Belgique ou le Luxembourg.
Où fume-t-on le plus en France ?

Des dynamiques spécifiques parmi les jeunes

Des données régionalisées sont spécifiquement disponibles pour les jeunes de 17 ans, qui sont interrogés lors de leur journée de défense et citoyenneté, dans le cadre de l’enquête Escapad. La géographie qui se dessine est différente, puisque le record de tabagisme quotidien est alors détenu par les Bretons et les Normands. L’Ile-de-France reste toutefois en dessous de la moyenne nationale, pour les jeunes comme pour les adultes.
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Des disparités face aux maladies liées au tabac

Pour mesurer les effets délétères de la cigarette, Santé publique France a recensé la mortalité des maladies principalement liées au tabac : le cancer du poumon, la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) et les cardiopathies ischémiques (maladies coronariennes). L’indicateur est imparfait, puisque ces pathologies peuvent être associées à d’autres facteurs de risque, mais la mortalité observée en 2015 a l’intérêt de « refléter le tabagisme d’il y a dix ou quinze ans », explique Mme Nguyen-Thanh.

On constate d’abord une forte inégalité au niveau national entre les sexes, puisqu’il y a trois fois plus de prévalences de ce type de décès parmi les hommes (200 pour 100 000 personnes) que parmi les femmes (69 pour 100 000 femmes). Cela s’explique par le fait qu’historiquement, les hommes fument bien davantage, depuis les années 1960, alors que le pic de fumeuses a été observé bien plus tard.

Les plus forts taux de mortalité liée au tabac s’observent dans les régions Hauts-de-France et Grand Est, et dans une moindre mesure en Normandie, alors que l’Ile-de-France se situe une nouvelle fois en retrait.
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La cigarette électronique reste minoritaire

Dans chaque région, des questions ont été posées sur les nouveaux usages, notamment la cigarette électronique. Il en ressort que 32 % des Français l’ont déjà expérimentée, mais que seulement 2,7 % vapotent de manière régulière. Une fois encore, les différences géographiques sont marquées, avec une plus nette prévalence en Bretagne, et en PACA. Cette fois, la région la plus en retrait n’est pas l’Ile-de-France mais Bourgogne-Franche-Comté.
Où fume-t-on le plus en France ?
Ces données régionalisées seront utilisées par les agences régionales de santé (ARS) ou les associations et structures publiques locales, dans le but d’affiner les politiques de prévention et de soutien aux fumeurs désireux d’arrêter. Mme Nguyen-Thanh espère pouvoir dresser ces bilans tous les trois à cinq ans.


Source : Le Monde
voopoo

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