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Ils expliquent pourquoi et comment ils ont décidé d'arrêter la cigarette

Ils expliquent pourquoi et comment ils ont décidé d'arrêter la cigarette
Rachel a trouvé un surnom à ses cigarettes. Les sangsues qui vous collent au bec, qui ne vous lâchent pas comme ça, juste en claquant des doigts. Témoignages de fumeurs auvergnats qui ont décidé d'arrêter la cigarette à l'occasion du Mois sans tabac.



Marie-Laure, jeudi 1er novembre 2018 :

« Bonjour. 7h20, j'ai fumé ma dernière cigarette. Et à l’instant, j’ai tout jeté à la poubelle. Cendrier, tubeuse. Il ne me reste plus que le courage et la motivation pour cette journée. »

Novembre, c'est le Mois sans tabac : un défi collectif pour dire adieu à cette satanée cigarette qui colle au bec. Arrêter pour un jour, un mois, pour six mois, un an, pour toujours, échouer parfois, essayer encore. Sur Facebook, un groupe #MoisSansTabac régional regroupe ceux qui cherchent du soutien dans leur challenge. Voici le témoignage de six de ses fumeurs.

La cigarette est à la fois une amie et une ennemie, c’est une sangsue qu'on n'abandonne pas comme ça.

Rachel

« J’ai commencé à fumer vers l’âge de 20 ans, jusqu’à trente cigarettes par jour. Quand j’ai eu des problèmes de santé, la cigarette a été mon amie : coup de fatigue, une cigarette ; coup de stress, une cigarette ; coup de blues, une cigarette. Petit à petit et sans m’en rendre compte j’ai repris de plus belle jusqu’à trente cigarettes par jour. Aujourd’hui, je garde sept cigarettes par jour. Je sais qu’il faut que je quitte cette amie si fidèle car c’est du poison. La cigarette est plus forte qu’on ne le pense et la quitter est un combat contre nous-même. C'est à la fois une amie et une ennemie, c’est une sangsue qu'on n'abandonne pas comme ca. »

A l’armée, on nous les donnait tous les mois. La cigarette a été ma copine de toujours.

Gérald

Au téléphone, une voix de... fumeur.

Trois paquets par jour quand « ça valait 40 centimes », un ces derniers temps et zéro cigarette depuis quatre jours. « J’ai commencé à 15 ans. Pendant mon apprentissage dans la restauration, tout le monde fumait autour de moi. Après, à l’armée, on nous les donnait tous les mois. Je n’ai jamais arrêté. La cigarette a été été ma copine de toujours. »

Cette fois, le restaurateur a décidé de la quitter. Définitivement. « Là, c’est stop. J’ai la motivation. J’ai acheté une cigarette électronique mais je n’y ai pas encore touché... Je verrai bien. Je suis aussi sur le groupe Facebook pour être soutenu, j’irai voir mon médecin si ça ne va pas. Et puis je vieillis, comme tout le monde, je veux profiter de ce qui me reste à profiter. Aujourd’hui, même si j’ai les moyens de m’acheter des cigarettes, ça coûte très cher. »

Pour arrêter, l’entourage est un critère, mais il faut d’abord le faire pour soi.

Céline

Cette mère de cinq enfants fume depuis l’âge de 11 ans.

« Aujourd’hui un paquet de trente par jours », dit-elle.

Dans l'entourage de Céline tout le monde fume et elle n’a jamais pu trouver la motivation d'arrêter. Pourquoi pas cette année ? « Ce n’est pas le côté financier, plutôt la santé, les quatre étages à monter sans souffle. Pour arrêter, l’entourage est un critère, mais il faut d’abord le faire pour soi. J’ai deux fumeurs dans mes enfants, ma mère, mon père, mes frères, mon conjoint, on est tous fumeurs. » Motivée, Céline a décidé de se lancer, « sans substitut » à la cigarette.

Là, cela fait deux semaines que je n’ai pas fumé et je le vis plutôt bien.

Pierre-Henri



« J’ai commencé à l’adolescence et j’ai déjà arrêté plusieurs fois, quelques mois. Mais j’ai repris. Ces derniers temps, je pouvais fumer un paquet par jour. En moyenne sur la semaine, environ douze cigarettes par jour. »

L’envie d’arrêter est là depuis longtemps, « mais j’allais toujours m’acheter un paquet ». « Là, cela fait deux semaines que je n’ai pas fumé et je le vis plutôt bien. Pour les soirées, je me suis acheté une cigarette électronique sans nicotine. C’est surtout le geste qui me manque, je n’ai pas l’impression d’être dépendant à la nicotine. » Pierre-Henri s'est décidé grâce à un double déclic : la barre des 40 ans et un cancer dans son entourage. « J’ai vu ça comme une alerte. »

Au départ, c’était pas beaucoup puis de plus en plus. Un peu plus d’un paquet par jour. Là je veux arrêter.

Nicolas



« J’ai attaqué la cigarette à 14 ans... pour faire comme tout le monde. Au départ, c’était pas beaucoup puis de plus en plus. Au final, un peu plus d’un paquet par jour. Là je veux arrêter. » Pour des raisons de santé mais aussi pour le coût financier que cela représente. « Et pour mon entourage, où il y a beaucoup de gens qui ne fument pas. »

Nicolas a décidé de s’arrêter depuis le 1er novembre, « comme ça naturellement, juste avec du soutien. » Il travaille dans la restauration et « c’est compliqué. » « Mes patron fument, mes collègues fument. J’en ai parlé et ma patronne va faire aussi le mois sans tabac. »

Il y a beaucoup d’autres moyens de créer du lien que d’allumer une clope.

Zoé

Un demi-paquet par jour, un paquet dans les soirées. Zoé a décidé d’arrêter.

« Je fais du sport et je me suis dit “tu manques de souffle”. Au niveau santé, ça fait peur quand on commence à le ressentir. »

Zoé a déjà essayé l’an dernier, sans y parvenir : « Au boulot, on avait arrêté les pauses clopes mais je fumais chez moi ». Cette année, « j’ai décidé d’arrêter mais avec la cigarette électronique ». « Le geste social a une grosse importance, on fume à plusieurs et on se dit que cela va créer des liens. J’ai compris qu’il y a beaucoup d’autres moyens de créer du lien que d’allumer une clope. »


Source : La Montagne
voopoo

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