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Des conseils de professionnels pour arrêter la cigarette

Des conseils de professionnels pour arrêter la cigarette
Mardi 20 novembre, l’hôpital du Gier (Loire) proposera, de 9 à 17 heures, la « journée » sans tabac. L’équipe d’addictologie sera présente dans le hall d’entrée, pour répondre aux questions de toutes les personnes de passage, intéressées par le sujet.

Sébastien Lhérault et Anasthasia Mader, psychologues, ainsi qu’Agnès Terlikowski et Julie Regnault, infirmières, seront sur le pied de guerre, le 20 novembre, pour accueillir et sensibiliser un large public aux méfaits du tabac sur la santé. « Avec cette action que nous proposons pour la première fois, nous cherchons surtout à toucher, les personnes de passage. Il y aura des stands avec de la documentation, un dépistage tabac à travers un questionnaire standardisé, un testeur pour mesurer le monoxyde de carbone et évaluer ainsi l’intoxication. » Rencontre avec le docteur Lhérault.

Le mois sans tabac a-t-il une incidence sur les fumeurs ?

« Clairement oui ! Nous constatons une hausse des consultations significatives. Les personnes qui prennent rendez-vous ne sont pas forcément prêtes à cesser de fumer mais en tout cas la communication sur ce mois sans tabac, les fait réfléchir. Ils viennent surtout satisfaire une curiosité. Qu’est-ce que vous pouvez me proposer que je ne connaisse pas ? Ils sont prêts à croire au coup de baguette magique… Mais ça n’existe pas ! Ils veulent aussi qu’on les rassure : faites-moi une radio des poumons. Je n’ai pas un cancer ! »

Concrètement qu’avez-vous à leur proposer ?

« Il y a 16 millions de fumeurs en France. 58 % disent vouloir arrêter mais 4 000 à 500 000 par an tiendront au moins six mois sans tabac. Donc les solutions sont très variables d’une personne à l’autre. Après les traitements existent depuis près de quinze ans. D’un côté les substituts nicotiniques (patch, cigarette électronique). Ils peuvent être vendus sans prescriptions médicales. Et d’un autre côté les médicaments, comme le Champix® délivré sur ordonnance. Le plus est que depuis 18 mois environ, la plupart des traitements sont remboursés sans restriction par la Sécurité sociale. »

« Aussi addictif que l’héroïne »

Si l’on se limite à deux ou trois cigarettes par jour est-ce moins impactant pour la santé ?

« Ça n’existe pas ce type de fumeur. En termes de puissance addictive le tabac est au même niveau que l’héroïne. Après, l’impact sur la santé est plus lent. Reste que 60 000 personnes par an meurent à cause du tabac dont 40 000 d’un cancer. »

Qu’est-ce qui fait qu’un jour le fumeur arrête ?

« L’envie ils l’ont, après tout et n’importe quoi peut être l’élément déclencheur, même le plus banal ou anecdotique. On ne réussit pas forcément du premier coup, mais chaque arrêt est bénéfique. Cela montre au fumeur qu’il a été capable de se passer de tabac quelque temps.
Trois éléments sont à prendre en compte lors d’un sevrage. Physique et psychologique : ces deux peuvent être pris en charge par un traitement. En revanche, l’élément comportemental, souvent très fort, est inaccessible à quelque thérapie que ce soit. Ce sont les instants cigarettes qui rythment la journée… Difficile à combattre. »

Quel est le profil des gens qui veulent arrêter ?

« Surtout des personnes entre 40 et 65 ans, quand les ennuis de santé arrivent. Des jeunes, ce sont essentiellement des femmes enceintes ou qui ont un projet d’enfant. Notre équipe se déplace aussi dans les services notamment auprès des gens victimes d’infarctus ou de pneumopathie. »


Source : Le Progres
voopoo

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