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Les soirées de promotion illégales de Philip Morris à Paris

Des soirées de promotion d’un géant du tabac, illégales selon la Direction générale de la santé, se multiplient aujourd’hui à Paris. Nous y avons participé. Édifiant !

Comment booster les ventes d’une nouvelle cigarette alors que la loi interdit d’en faire la publicité ? Le géant du tabac Philip Morris, qui fabrique notamment Marlboro, semble avoir la solution : il suffit de rémunérer les restaurateurs pour qu’ils démarchent les clients à leur place. C’est la drôle de méthode que nous avons découverte au cours de notre enquête au sujet d’Iqos, commercialisé, depuis un an, chez certains buralistes parisiens et sur Internet.

Cet appareil électronique vendu par le cigarettier est destiné à contrer l’e-cigarette et à faire face à la baisse des ventes de paquets. Il ressemble d’ailleurs beaucoup à une vapoteuse sauf que, là, le tabac n’a pas disparu. À l’arrière, un embout permet de glisser un stick, une sorte de demi-cigarette avec un filtre. Lorsqu’il est consommé, le tabac chauffe et ne brûle pas. Résultat, il serait moins nocif d’après le fabricant. Un discours démonté par les médecins.
Les soirées de promotion illégales de Philip Morris à Paris
L’argument de la toxicité n’aura pas suffi, les chiffres ne décollent pas en France. Mais Philip Morris continue de miser sur cette alternative qu’elle qualifie de « pionnière ». De leur côté, deux autres leaders du secteur, Japan Tobacco International (JTI) a parié sur Ploom, sorti en 2014 dans l’Hexagone, et British American Tobacco (BAT), sur Glo, commercialisé depuis avril en Suisse.

Nous avons donc participé à ces soirées de promotion, destinées à convertir les vapoteurs ou les fumeurs classiques, qui pullulent en ce moment à Paris. Promo, SMS de relance, promesses fallacieuses, un business savamment orchestré.

C’est totalement illégal

Les gérants de restaurants et de bars branchés de la capitale dans lesquels sont organisées ces soirées sont aussi mis à contribution. Les serveurs indiquent ainsi aux clients attablés que des représentants de la marque, présents sur place, souhaitent leur faire découvrir ce produit. En échange, les gérants sont payés avec des chèques cadeaux. Philip Morris organise aussi des événements réservés aux nouveaux adeptes d’Iqos, tous les mois, avec alcool offert.

« C’est totalement illégal, s’insurge la Direction générale de la santé (DGS). Il s’agit d’un délit avec la complicité du restaurateur/serveur. Il est double si le verre offert est de l’alcool. » Si la DGS précise qu’elle n’a pas été jusqu’à présent saisie de ce type d’infraction, elle assure « rester vigilante à ces méthodes » et remarque que « l’industrie du tabac présente un passif non négligeable en matière de violation de la législation ».

Philip Morris, que nous avons contacté, indique « qu’Iqos nécessite des explications sur son fonctionnement ». « Ces dernières sont données par des experts commerciaux spécialisés sur l’appareil électronique. » Mais le fabricant refuse d’en dire plus sur sa stratégie. « Au regard du cadre concurrentiel du secteur, Philip Morris France ne commente pas les détails de la politique commerciale d’Iqos mais réitère le fait que l’entreprise est très attentive au respect du cadre légal français », conclut-il.

On croyait ce genre de pratiques, longtemps utilisées par les cigarettiers et les alcooliers qui offraient par exemple des open bars dans les soirées étudiantes, révolues. Il n’est en rien…


Source : Le Parisien
voopoo

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