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Les raisons d'une addiction au tabac

Les raisons d'une addiction au tabac
En France, 34,5% des 15-75 ans fument du tabac, un pourcentage qui reste stable malgré les politiques de santé mises en place.

« J'arrive à ne pas fumer, mais dès que je me retrouve en situation de stress, mon premier réflexe c'est de m'allumer une clope, ça m'apaise », avoue Marie-Ange, quadragénaire qui n'arrive pas à arrêter. Comme elle, 34,5 % des 15-75 ans fument du tabac, quotidiennement ou occasionnellement, selon le dernier baromètre Santé-tabac publié par Santé publique France. Un chiffre désespérément stable, malgré les politiques de prévention.

Parce qu'on est stressés

L'image de la cigarette comme anti stress a la vie dure. L'anxiété de nos vies modernes accroît-elle notre dépendance au tabagisme ? Selon le professeur Yves Martinet, pneumologue et président du Comité national contre le tabagisme (CNCT), la cigarette, par l'effet de la nicotine, a un effet sur le centre du plaisir dans le cerveau, mais c'est un effet ponctuel. « On ressent ce plaisir immédiatement mais, sinon, c'est la cigarette qui est plutôt la source de stress. Elle augmente l'anxiété, la dépression et le stress, de nombreuses études le prouvent », insiste le spécialiste. C'est cet effet qui rend l'arrêt du tabac si difficile, car il faut deux à trois semaines pour qu'un ancien fumeur retrouve un état de sérénité.

De plus en plus de fumeuses

Ce qui accroît le nombre d'accros en général. « Aujourd'hui, le taux de fumeuses de 20 à 40 ans en France est le plus élevé du monde. La mortalité liée aux cancers et infarctus ne cesse d'augmenter chez les femmes », a confié, dans une interview fin juin à notre journal, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. Un constat qui se vérifie chez les pneumologues. « Je suis effaré par le nombre de patientes entre 45 et 55 ans », s'alarme, à Nice, le professeur Charles-Hugo Marquette. « Beaucoup de femmes disent ne pas arrêter la cigarette de peur de grossir. Il faut prendre en compte cette dimension pour combattre l'envie de fumer », avance le spécialiste.

Le flop du paquet neutre

C'était la mesure phare contre le tabac du plan Santé présenté au printemps 2016 par la ministre de la Santé d'alors, Marisol Touraine : le fameux paquet neutre, sans logo ni couleur et affublé de photos chocs sur 65 % de sa surface, est obligatoire depuis huit mois, depuis le 1er janvier exactement. Les chiffres démontrent qu'il n'a eu aucun effet sur les ventes. « L'insuccès du paquet neutre n'en est pas un, relativise toutefois le professeur Yves Martinet,, car il a pour objectif d'empêcher l'entrée des jeunes en tabagisme. On estime de 200 000 à 300 000 le nombre de jeunes qui commencent à fumer chaque année en France, c'est ce chiffre qu'on devrait voir diminuer à moyen et long terme. »

La vague du vapotage est retombée

« Le nombre de vapoteurs (NDLR : estimé à 2 à 3 millions) continue de monter mais plus légèrement, l'euphorie est terminée », confirme Brice Lepoutre, président de l'Association indépendante des utilisateurs de cigarette électronique (Aiduce). D'après lui, certains utilisateurs ont été déçus par les arômes ou le matériel et « il y a eu des peurs infondées sur les soi-disant risques de la cigarette électronique ». Quant au nombre de boutiques, après un pic à environ 3 500 points de vente, « ce chiffre se stabilise aujourd'hui à 2 500 en France », selon Mickaël Hammoudi de la Fédération interprofessionnelle de la vape (Fivape). « Le ménage s'est fait, ceux qui se sont lancés sur ce marché sans rien y connaître ont fermé », explique Brice Lepoutre.

En France, on est en fait permissif

Vingt-six ans après sa publication, la loi Evin, qui interdit le tabagisme dans les lieux publics, est encore régulièrement foulée au pied, dans l'indifférence générale. Malgré les messages délivrés par les haut-parleurs de la SNCF, les cigarettes rougissent encore sur les quais de gare. Certains bars autorisent leurs clients fidèles à en griller une au comptoir, quand approche l'heure de la fermeture. Et au nom de Vigipirate et du risque d'attentats, certains lycées ont même réintroduit discrètement les zones fumeurs dans leur cour de récré, pour éviter les attroupements d'adolescents devant les grilles. Le ministère de l'Education n'a jamais validé cette initiative, également jugée illégale par les tribunaux administratifs saisis par des parents d'élèves en colère. « Pendant cette période de mesures de sécurité renforcées, il doit être demandé aux lycéens tout simplement de ne pas fumer », indiquait le tribunal administratif de Cergy, en avril 2016. Mais cette consigne de bon sens est toujours jugée irréaliste et inapplicable par une partie des chefs d'établissement.


Source : Le Parisien
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